Quelles sont les conséquences d’une estime de soi basse ?

Femme qui se cache

Nous ne disposons que d’une seule vie et nous avons la responsabilité de ce que nous en faisons, de l’échec ou de la construction d’une vie épanouissante et heureuse. Or certaines attitudes et certaines pensées favorisent la réussite en ce domaine quand d’autres la rendent inaccessible ; c’est le cas notamment d’une estime de soi basse.

Quelles sont les caractéristiques des personnes qui ont une estime de soi basse ? Si vous avez fait le test ICI, vous avez une estimation de votre niveau d’estime de soi et, si vous reconnaissez dans la description qui suit certains aspects de votre vie, sachez que l’estime de soi se travaille et que vous pouvez augmenter son niveau de façon significative, afin de faire d’autres choix de vie, plus judicieux.

 

Caractéristiques d’une basse estime de soi

 

Le psychiatre Christophe André, dans « Imparfaits, libres et heureux. Pratiques de l’estime de soi » (Éd. Odile Jacob, 2006), nous explique que lorsque l’estime de soi est basse, l’esprit est presque entièrement occupé par des pensées négatives, pauvres, qui « tournent en boucle » et dont seules les distractions permettent de s’échapper : télé, lecture, etc.

Les pensées sont floues, les « projets » sont inconsistants et tiennent plus de vagues intentions que de véritables projets : autant dire qu’ils ont peu de chance d’aboutir.

L’adaptation au contexte est difficile car les personnes dont l’estime de soi est basse pensent ne pas pouvoir compter sur elles-mêmes, elles ressentent donc les changements comme menaçants et ont du mal à prendre des décisions. Elles envisagent les choix à faire comme divisés entre une « bonne » solution et une « mauvaise » solution, qu’il faudrait savoir discerner car ce choix serait irrévocable (en réalité, chaque solution a souvent des avantages et des inconvénients et nous pouvons changer la direction que nous donnons à notre vie à tout moment). Les hésitations, les tergiversations et les moments de procrastination sont nombreux : les conseils des proches sont alors décisifs dans la prise de décision. Ces personnes finissent par ne plus avoir de prise sur leur propre vie, ce qui renforce la basse estime de soi qu’elles ont d’elles-mêmes.

Le plus simple pour éviter ces questionnements et la peur de l’échec est donc d’agir le moins possible, une stratégie inefficace, qui renforce le manque d’estime de soi.

Selon Christophe André, les symptômes liés à une basse estime de soi seraient le caractère excessif des émotions négatives, le sentiment d’imposture, les comportements inadéquats par rapport à ses propres intérêts, les choix de vie contraires aux envies profondes, la tension intérieure, etc.

 

Quelques conséquences concrètes du manque d’estime de soi sur le parcours de vie

 

Les personnes dont l’estime de soi est basse ont tendance à suivre leurs choix premiers (ou ceux imposés par la norme ou qui leur ont été conseillés) sans les remettre en question, puisque cela impliquerait une nouvelle prise de décision. Ainsi, si elles sont malheureuses en couple ou au travail, elles tentent de vivre avec leur mal-être et leurs angoisses, sans essayer de changer de situation. Le manque d’estime de soi peut même conduire à avoir et à accepter des relations amoureuses destructrices, où le respect est inexistant. Ces relations sont dévalorisantes et, comme dans toutes les autres situations où l’on accepte l’inacceptable, font encore plus baisser l’estime de soi.

 

Lorsqu’elles ont un choix de vie à faire, elles s’en remettent souvent aux autres pour prendre les décisions à leur place : « Qu’en penses-tu ? Qu’est-ce que je devrais faire ? ». Elles vivent donc la vie des autres, dépendent des projections de ceux qui les conseillent et sont dépendantes du regard et du jugement d’autrui.

Elles ne réalisent pas leurs projets ou ne les mènent pas à bien : « Je ne vais pas y arriver, cela ne sert à rien ! »

Laisser passer les opportunités en est une autre conséquence : comme l’issue lui semble toujours défavorable, la personne qui manque d’estime de soi ne parvient pas à se lancer.

Les pensées sont négatives et la vie semble difficile, ce qui conduit à fuir les situations en s’absorbant dans des distractions ou en s’enfermant dans des addictions diverses, ainsi que dans des troubles alimentaires. Les personnes à faible estime de soi peuvent également avoir des difficultés à prendre soin d’elles, de leur apparence ou de leur santé.

 

 

On le constate, quand l’estime de soi est basse, la vie peut être particulièrement difficile ; elle est une succession de déceptions, de renoncements, de mauvais choix et le bonheur semble inaccessible. Elle dépend essentiellement des événements et des avis extérieurs et la personne peut avoir l’impression d’être submergée par sa propre vie, de n’avoir aucune prise sur elle.

Fort heureusement, regagner en estime de soi est possible et les changements sur le bien-être, sur les choix faits, sont nombreux et rapides à se manifester. Une nouvelle vie commence alors…

 

Nous vous conseillons de suivre, dans un premier temps, le programme “Estime de soi” de Fanny Huleux, il vous permettra de retrouver ou d’acquérir une bonne estime de soi, puis de continuer avec la plateforme “Ma routine miracles”, si vous souhaitez aller plus loin dans votre développement personnel.

 

 

Estime de soi, comparaison sociale,
réseaux sociaux et médias

Vies de rêve, physiques parfaits, réussites incroyables… Les influenceurs, sur les réseaux sociaux, nous présentent une réalité (à laquelle nous aspirons tous) améliorée, voire qui s’en éloigne tellement que l’on se rapproche de la fiction… La publicité, les médias font de même. Mais comment maintenir notre estime de soi face à des modèles toujours plus parfaits ?

 

Pour commencer, faisons un test !

 

Regardez la photo ci-dessous (la première si vous êtes une femme, la deuxième si vous êtes un homme), puis notez votre estime de soi sur une échelle de 1 à 10 (ce petit test amusant est destiné à illustrer cet article et n’a pas de valeur scientifique).

Femme âgée triste

Homme âgé triste

Regardez maintenant la photo ci-dessous et notez de nouveau votre estime de soi sur une échelle de 1 à 10.

Jolie femme

Bel homme

Comparez vos résultats… Sont-ils identiques ? La note a-t-elle augmenté ? A-t-elle baissé ?

 

La comparaison sociale

 

Ce test s’inspire d’une expérience, réalisée par Stan Morse et Kenneth Gergen en 1970 sur les effets de la comparaison sociale (expérience « Mister Clean & Mister Dirty »). Des étudiants, qui postulaient pour un job d’été, remplissaient un questionnaire de recrutement, dans lequel étaient insérées des questions sur l’estime de soi. On faisait ensuite entrer dans la salle, un pseudo-étudiant négligé, aux vêtements froissés, mal rasé, tenant un roman pornographique. Les réponses au questionnaire montraient alors une nette augmentation du niveau d’estime de soi. Au contraire, lorsque l’étudiant parfait, l’air très compétent, apparaissait, les réponses montraient une baisse de l’estime de soi.

Vous pouvez voir ICI une vidéo, qui date un peu, mais qui illustre parfaitement cette expérience.

 

Les comparaisons sociales influent sur l’estime de soi : des recherches ont démontré, qu’en présence de photos retouchées, l’estime de soi baissait ainsi que le niveau de satisfaction lié à son propre physique. Le psychosociologue américain Leon Festinger, a développé, dès 1954, une théorie selon laquelle les personnes qui se comparent le plus souvent avec les autres sont moins satisfaites de leur vie.

Prenons quelques exemples : si vous habitez la plus petite maison d’un quartier chic, votre satisfaction sera moins importante que si vous habitiez la même maison, qui serait la plus grande d’un quartier plus modeste. Il en va de même pour toutes les autres situations : vous serez moins satisfait de votre salaire si vous êtes le moins riche de votre groupe d’amis plutôt que si vous étiez le plus aisé… tout en gagnant moins.

 

Les réseaux sociaux

 

Les réseaux sociaux permettent, même lorsque l’on est seul·e chez soi, de se comparer inconsciemment aux autres : les photos parfaites de gens parfaits, prises dans un cadre idyllique, présentées comme un reflet exact de la réalité, peuvent ainsi amener à penser que notre réalité ne correspond pas à ce qu’elle devrait être et donnent des objectifs irréalistes, que nous ne parvenons pas à atteindre.

Les recherches menées par Adilson Borges, de la Neoma Business School, ont démontré que les photos retouchées de mannequins, dans les publicités, augmentaient de façon significative les intentions d’achat mais avaient également un effet néfaste sur l’estime de soi des jeunes filles. Ces photos présentent des standards de beauté et de minceur qui sont inaccessibles puisque créés sur ordinateur et non réels. Après avoir vu ces clichés, les jeunes filles avaient plus envie de changer leur apparence, moins d’estime de soi et moins d’assurance dans leurs relations sociales.

Les différents filtres utilisés, les retouches photos des influenceuses auraient, a priori, sensiblement le même effet. Ajoutons à cela une réalité biaisée, qui donne l’image d’un quotidien incroyable et qui renforce cet effet.

 

Comment donc se détacher de ces modèles ?

 

Mettre les photos, que nous voyons, en perspective, en réfléchissant à ce que nous postons, peut permettre de relativiser : qui, en effet, n’a jamais utilisé Photoshop pour retoucher un bouton, ajouté une lumière artificielle ou rangé un coin du salon et déplacé des plantes ou des bibelots pour prendre une photo idéale ? Ou pris 300 clichés pendant les trente minutes passées sur le voilier de tonton Marcel, pour ne poster que les meilleures une à une pendant deux semaines ? Tout comme les influenceuses qui font, souvent, en une journée, les photos de plusieurs jours : elles n’offrent donc pas une vision du quotidien mais sont des mises en scène.

Suivre des instagrammeurs.ses qui prennent le parti de montrer également la réalité comme @rianne.meijer, par exemple, ou  jeter un coup d’œil au #instagramvsreality permet de relativiser.

On peut également garder en tête que les réseaux sociaux et les médias n’ont pas vocation à améliorer notre estime de soi et que l’on est libre de suivre des personnes dont les comptes montrent des images non déformées de la réalité… ou de faire une détox digitale… ou encore d’utiliser les réseaux sociaux pour son développement personnel (nous vous conseillons les différents comptes de Fanny Huleux dont l’accès se trouve en bas de page, ainsi que ceux de sa communauté, que vous retrouverez ICI) ou pour se cultiver, se faire plaisir (vous retrouverez les artistes de la communauté en cliquant sur le lien précédent).

 

Notre niveau d’estime de soi fait la différence

 

Les modèles proposés n’ont pas le même impact sur tous : il dépend en effet de notre niveau d’estime de soi. Une personne avec un haut niveau d’estime de soi ne sera que peu impactée, en revanche, une personne avec une faible estime de soi, en se comparant à des modèles inaccessibles, obtiendra invariablement des résultats en sa défaveur.

 

La bonne nouvelle ? En travaillant sur son estime de soi, on peut l’améliorer… Cliquez sur la bannière pour commencer maintenant !

Déterminez votre niveau d’estime de soi
avec le test de Rosenberg

Se poser des questions femme

En lisant CET ARTICLE, vous avez compris l’importance d’avoir une estime de soi élevée, pour votre bien-être mais aussi pour tous les aspects de votre vie : relations amoureuses, sociales, vie professionnelle, etc…

Vous pensez avoir une estime de soi élevée ? Plutôt basse ? Pour en être sûr·e, faites le test élaboré par le psychosociologue américain Morris Rosenberg, en 1965 ; il est LA référence pour mesurer l’estime de soi et est considéré comme un outil qualitatif et fiable ; il est utilisé dans le monde entier.

Un niveau élevé d’estime de soi indique que l’on s’accepte, que l’on s’aime et que l’on se respecte, sans sentiment de supériorité. Toutefois, Rosenberg différencie deux niveaux de respect : il peut être conditionnel ou inconditionnel. Le respect conditionnel est lié à une échelle de valeurs morales, à des compétences, etc, auxquelles l’individu pense répondre alors que le respect inconditionnel est égal quels que soient les réussites et les échecs.

 

 

Pour chacune de ces affirmations, indiquez honnêtement si vous êtes en désaccord ou non et comptez votre nombre de points en fonction de la couleur des questions.

Je pense que je suis une personne de valeur, au moins égale à n’importe qui d’autre.

Je pense que je possède un certain nombre de belles qualités.

Tout bien considéré, je suis porté à me considérer comme un·e raté·e.

Je suis capable de faire les choses aussi bien que la majorité des gens.

Je sens peu de raisons d’être fier·e de moi.

J’ai une attitude positive vis-à-vis moi-même.

Dans l’ensemble, je suis satisfait·e de moi.

J’aimerais avoir plus de respect pour moi-même.

Parfois je me sens vraiment inutile.

Il m’arrive de penser que je suis un·e bon·ne à rien.

 

Interprétation des résultats

Vous obtenez moins de 25 points ? Votre estime de soi est très faible.

Entre 25 et 31 points, votre estime de soi est faible.

Entre 31 et 34, votre estime de soi est dans la moyenne.

Entre 34 et 39, votre estime de soi est forte.

Votre score est supérieur à 39 : votre estime de soi est très forte et vous êtes fortement affirmé·e.

 

Si votre estime de soi est faible, très faible ou dans la moyenne, le programme « Estime de soi » de Fanny Huleux vous permettra en 12 exercices d’augmenter son niveau de façon significative.

 

Qu’est-ce que l’estime de soi ?

Estime de soi: se regarder

Lorsque l’on entame une démarche de développement personnel, on se rend rapidement compte qu’une partie des problèmes rencontrés, pour lesquels on entame cette démarche, ne sont en fait que des symptômes liés à un manque d’estime de soi. Elle est la base sur laquelle repose toute notre vie, elle définit notre relation aux autres, notre réussite, notre capacité à relativiser, etc.

La perception que l’on a de soi et l’évaluation que l’on fait de ce que l’on perçoit (on l’aime ou non) définissent l’estime de soi. Elle est intimement liée aux valeurs de l’individu et à l’adéquation de ses actions avec ses valeurs. Elle est, en quelque sorte, le Soi réel comparé au Soi idéal.

L’estime de soi et la confiance en soi sont souvent confondues. Or, si la confiance en soi est l’une de ses composantes, le concept d’estime de soi est plus large et englobe également la vision de soi et l’amour de soi.

 

 

Confiance en soi, vision de soi et amour de soi

 

Les psychiatres Christophe André et François Lelord, définissent dans l’ouvrage L’Estime de soi : s’aimer pour mieux vivre avec les autres (Éd. Odile Jacob, 2011) la confiance en soi, la vision de soi et l’amour de soi comme les trois piliers de l’estime de soi. Leur équilibre est donc essentiel.

L’amour de soi est le pilier le plus important : il doit être inconditionnel ; il s’agit donc de s’aimer lorsque l’on rencontre des difficultés autant que lorsque tout va bien, de connaître ses qualités mais aussi ses défauts sans que cet amour ne disparaisse. C’est la conscience d’être digne de respect et d’amour et la capacité à s’apporter à soi-même ce respect et cet amour.

La vision de soi est l’évaluation que l’on fait de ses qualités et de ses défauts ; elle ne correspond pas forcément à la réalité. Il s’agit plutôt d’une conviction personnelle : on peut, en effet, être très jolie et se sentir laide.

La confiance en soi, c’est savoir que l’on a les capacités nécessaires pour agir de façon appropriée dans les situations importantes.

 

Comment se construit l’estime de soi ?

 

L’estime de soi s’acquiert tout d’abord dans la relation entre l’enfant et ses parents. Le pédiatre et psychanalyste britannique Donald Winnicott a établi que : “Avant de se voir, l’enfant se voit dans les yeux de sa mère le regardant”. L’estime de soi se construit donc d’abord dans les interactions avec les autres.

Le psychiatre et psychanalyste John Bowlby, à l’origine de la théorie de l’attachement, explique que l’enfant développe la confiance en l’autre et la confiance en lui en complémentarité. L’attention portée à l’enfant, les réponses rassurantes et rapides à ses pleurs, par exemple, indiquent que l’adulte est digne de confiance, que lui-même est digne d’être écouté, qu’il est aimé, même lorsque ses émotions sont négatives, et lui donnent la sensation de l’efficacité de ses actions, toutes choses qui entrent dans la construction de l’estime de soi.

L’enfant, en grandissant, doit pouvoir expérimenter, tout en recevant le soutien de ses parents, pour développer le sentiment d’être compétent et pour pouvoir accepter l’échec ; anticiper les actions de l’enfant ou agir à sa place (pour aller plus vite, parce qu’il ne va pas y arriver, etc) ne laisse pas place à la confiance en ses capacités. On peut ici citer Maria Montessori : « Tout ce que vous faites à la place de votre enfant l’empêche de grandir et d’être lui-même ».

 

Peut-on améliorer son estime de soi ?

 

Si l’estime de soi se construit principalement pendant l’enfance, elle peut néanmoins varier au cours de la vie et n’est jamais ni totalement absente ni présente à 100%. Ces variations sont des ajustements en rapport avec ce que nous vivons.

On peut augmenter son estime de soi de façon significative tout comme l’épuiser si on ne l’alimente pas. À l’âge adulte, il est nécessaire d’en prendre soi-même la responsabilité. Or, beaucoup ne la recherchent que dans la validation des autres : un cercle vicieux s’installe alors. Même si la reconnaissance sociale, effective ou ressentie, a une réelle importance, se focaliser sur le jugement des autres est une cause fréquente du manque d’estime de soi.

Comment pouvons-nous donc alors la nourrir ? Le sentiment d’être aimé·e et celui d’être compétent·e viennent l’alimenter : se féliciter de ses réussites, prendre conscience de l’amour que les autres nous portent, avoir conscience d’être unique et irremplaçable et continuer à s’aimer soi-même, même en cas d’échec, ont ici toute leur importance.

 

 

Si l’estime de soi est indispensable à la construction d’une vie heureuse, son niveau n’est pas figé et elle peut être augmentée de façon significative grâce à un travail sur soi et à la prise de conscience de sa propre valeur.

Changer son système de pensée permet d’avoir une meilleure estime de soi et donc une vie plus heureuse.

 

 

Le programme « Estime de soi » de Fanny Huleux vous propose douze exercices pour remonter votre estime de soi et gagner en confiance en vous rapidement. Pour le découvrir, cliquez sur la bannière.

Maîtriser ses émotions VS Ne rien gérer du tout

Ne pas gérer ses émotions

Si certains gèrent parfaitement leurs émotions, d’autres semblent totalement ignorer l’importance de les maîtriser. Dans quelle catégorie pensez-vous être ? Avez-vous l’impression de savoir les maîtriser ou de ne rien gérer du tout ?

Comme nous l’avons expliqué ICI, la capacité à ne pas se laisser submerger par ses émotions est un facteur de réussite professionnelle et personnelle. Pour vous situer, répondez d’abord à quelques questions puis lisez nos exemples…

Si vous vous reconnaissez dans notre scénario catastrophe, sachez que l’on peut apprendre, à tout moment de sa vie, à changer son mode de fonctionnement et à gérer ses émotions.

 

Vos émotions

 

Votre réveil n’a pas sonné ce matin…

  • Aïe, vous êtes de mauvaise humeur dès que vous ouvrez les yeux (et ça risque de durer jusque ce soir !). 2 points
  • Mince… mais l’avantage, c’est que vous avez super bien dormi ! Vous passez un appel pour avertir de votre retard. 3 points
  • Oh, la, la ! Vous vous effondrez et commencez la journée en pleurant. 1 point

Vous venez de rencontrer quelqu’un… qui a l’air de vous correspondre parfaitement.

  • Vous ne vous emballez pas, vous vous rendez disponible mais attendez que cette bonne impression se confirme. 3 points
  • Vous appelez tous vos amis pour leur annoncer, annulez toutes vos invitations et commencez à lire des revues de mariage. 1 point
  • Vous lui faites de grandes déclarations d’amour éternel. 1 point

Votre tout.e nouvel.le amoureux.se ne vous donne aucune nouvelle alors que vous deviez vous voir…

  • Votre attitude frise l’hystérie et vous lui faites savoir, en criant, votre façon de penser au premier appel. 1 point
  • Vous l’aimez déjà tellement que vous lui pardonnez dès qu’il vous appelle. 1 point
  • Vous lui demandez calmement des explications. Si elles vous semblent convaincantes, vous les acceptez mais restez vigilant.e. Dans le cas contraire, vous passez votre chemin. 3 points

 

Ce questionnaire n’a pas valeur de test psychologique mais il vous donne des indications sur la façon dont vous gérez vos émotions. Plus votre nombre de points est élevé (entre 3 et 9 points), plus vous semblez les maîtriser.

 

 

Ne pas gérer ses émotions : scénario catastrophe*

*Ces situations sont fictives et les prénoms choisis au hasard.

 

Charlotte rougit : l’homme qui la regarde ne peut pas s’intéresser à elle, il est tellement beau ! Et il a l’air tellement intelligent et à l’aise. Lorsqu’il l’aborde, elle a déjà décidé qu’il est parfait ! Elle pense lire dans ses yeux son honnêteté et sa gentillesse. Son cœur s’emballe : un coup de foudre !

Après deux mois, Charlotte est angoissée… Elle a pourtant dépensé tout son budget en vêtements, coiffeur, esthéticienne, menus cadeaux et bons repas pour lui mais son amoureux souffle le chaud et le froid. Elle se confie à son entourage, qui lui conseille de le quitter, ce qu’elle ne fera pas bien sûr. Elle souhaite juste laisser ses émotions s’exprimer, souhaite avant tout qu’on la rassure et ne recherche pas de conseils.

Lorsqu’il décide de s’engager dans une vie commune, elle est folle de joie, même s’il vient de perdre son emploi… L’amour ne s’embarrasse pas de préoccupations matérielles.

Quelques semaines plus tard, Charlotte s’inquiète… Son amoureux sort à peine du lit lorsqu’elle parvient à rentrer rapidement pour le déjeuner et ne semble pas chercher de travail. Elle ne dit rien… le pauvre chéri, il est tellement découragé ; elle prépare rapidement un bon repas et le couve de petites attentions puis arrive encore en retard au travail ; lorsqu’on lui en fait la remarque, épuisée, elle fond en larmes.

Lorsque Jules lui annonce qu’il pense avoir trouvé le job de ses rêves, elle est ravie et trouve logique qu’il lui demande de mettre sa plus jolie robe (la rouge très décolletée) pour ce repas où le contrat sera signé.

Lorsque le futur employeur lui pose une main sur la cuisse, Charlotte se fige : si elle réagit, le contrat ne sera pas signé (et son amoureux était tellement fier et heureux). De l’autre côté de la table, il la regarde en souriant : « Chut ! », semble-t-il lui dire…

 

Interprétation

Dépendance affective et mauvaise gestion des émotions vont souvent de pair. Ici, Charlotte prête des qualités à un homme, sans le connaître, parce qu’elle se laisse submerger par ses émotions et par son besoin d’être aimée. Dans sa carte du monde, si elle dit « non », on ne l’aimera pas. Elle manque d’estime de soi et ne voit sa valeur que dans le regard des autres.

 

Maîtrise des émotions : quelques situations*

 

Sarah, placée dans la même situation de rencontre que Charlotte, est attirée par le bel homme qui la regarde. Elle accepte de le revoir et en profite pour lui poser quelques questions : malgré son attirance, elle perçoit des choses qui lui déplaisent et qui ne cadrent pas avec sa vision de la vie. Elle ne donnera donc pas de suite.

Sarah commence une relation : elle est allée chez le coiffeur pour ce premier rendez-vous et aurait aimé s’acheter une robe mais a farfouillé dans son dressing pour sa tenue. Ce mois-ci, elle ne peut se permettre de dépenser trop. Elle est néanmoins sûre de passer un bon moment. Quelques mois plus tard, lorsqu’ils décident de s’engager, Sarah est radieuse : ils ont les mêmes valeurs, la même conception de la vie et des projets communs : elle en est sûre, ils en ont longuement discuté.

Le mari de Sarah a perdu son emploi, il ronchonne beaucoup et semble peu pressé de retrouver un travail. Elle lui laisse le temps de se remettre de cette grosse déception puis l’incite gentiment à retrouver un peu de motivation. Elle l’aime quoi qu’il advienne mais il doit contribuer aux dépenses du foyer.

Lors d’un dîner, un ami d’ami un peu alcoolisé pose sa main sur la cuisse de Sarah. Elle le regarde dans les yeux en disant « non ! ». Confus, il s’excuse platement.

 

Interprétation

Sarah gère bien mieux ses émotions que Charlotte, elle a une bonne estime d’elle-même et sait prendre soin d’elle. Elle sait quels sont ses objectifs de vie, ce qui lui permet de prendre les bonnes décisions et de refuser ce qui ne lui convient pas.

 

 

Si vous vous reconnaissez en Sarah, vous semblez gérer votre vie et vos émotions. Le développement personnel peut vous permettre de réaliser plus rapidement vos objectifs. Nous vous conseillons le carnet « Ma routine miraculeuse », dont vous pouvez retrouver le mode d’emploi ICI.

Si vous vous reconnaissez en Charlotte, entamer une démarche de développement personnel vous permettra d’apprendre à gérer vos émotions et de définir vos objectifs de vie. Soyez gentil.le avec vous-même, vos réactions dépendent de vos schémas de croyance, construits pendant l’enfance ou au cours de votre vie. Les programmes ci-dessous seront parfaits pour changer votre schéma de pensée, reprogrammer votre inconscient et retrouver une bonne estime de soi, ce qui vous permettra de changer votre vie et de commencer à réaliser vos rêves.

 

Entrepreneuriat 
Pourquoi et comment gérer ses émotions ?

Comment gérer ses émotions au travail?

Vous pensez que les émotions n’ont pas leur place dans le monde entrepreneurial ? Que la rationalité est le seul facteur de réussite ? Détrompez-vous ! La façon dont on reconnaît et dont on gère ses émotions influe sur la créativité, l’organisation, la prise de décision, l’attitude face à l’adversité, le management et sur les résultats de l’entreprise.

Vous êtes épuisé·e par vos journées de travail et complètement submergé·e ? Peut-être épuisez-vous votre capital émotionnel ? Découvrez des solutions pour revenir à un rythme plus adapté et à des émotions et des pensées positives.

 

Le capital émotionnel

 

Lorsque nous nous sentons débordés, épuisés, nous ne parvenons plus à gérer notre vie ni notre travail. Nous sommes « stressés » et cela peut même conduire à un burn-out. Ce stress est lié aux objectifs à atteindre et au temps ou aux moyens dont nous disposons pour y parvenir. Les dossiers qui s’accumulent, les « To do list » à rallonge, les clients mécontents (ou contents !) à gérer, les sollicitations diverses, le téléphone qui sonne cinquante fois dans la journée… vous épuisent moralement et physiquement ?

Sachez que chacun a un « capital émotionnel » qui n’est pas illimité ; gérer ses propres émotions, et celles des uns et des autres, entame et épuise votre capital si vous ne parvenez pas à le régénérer et à l’alimenter avec des moments pris pour vous et à la prise de recul sur les émotions de tous (vous compris·e).

Pourquoi préserver votre capital ? Pour vous, bien sûr ! Mais aussi parce que les émotions ont un impact sur la qualité du travail… tout comme l’épuisement.

 

 

Quel est l’impact des émotions sur la qualité du travail ?

 

Le stress influe sur les différentes dimensions de notre vie (émotionnelle, intellectuelle, physique et comportementale), il serait donc illusoire de penser que nous pouvons être tout aussi efficace au travail lorsque nous sommes stressés.

Mais penchons-nous sur les émotions… Si celles qui sont positives favorisent le bouillonnement d’idées, curieusement, les émotions négatives favorisent la qualité des idées, car l’exigence est alors plus grande. Pour bénéficier de cette créativité, comprendre avec justesse ses émotions est nécessaire, comme l’ont démontré, en 2002, Jennifer George et Jing Zhou, de l’université Rice du Texas. Intelligence émotionnelle et créativité vont de pair.

Développer son intelligence émotionnelle, ne pas se laisser envahir par ses émotions, permet également de mieux résister au stress.

 

Comment gérer ses émotions ?

 

Pour gérer ses émotions et savoir quelle attitude adopter, il est nécessaire d’identifier la situation qui a créé l’émotion : a-t-on une prise sur cette situation ? Ou échappe-t-elle totalement à notre contrôle ? Dans le premier cas, il vaut mieux se confronter à l’émotion, la reconnaître, la sonder et agir en tenant compte du fait qu’elle peut être mauvaise conseillère ; dans le deuxième cas, il vaut mieux essayer de la calmer.

 

Se confronter à l’émotion

Notre cerveau procède à des évaluations automatiques des situations vécues, ce qui nous permet de réagir plus rapidement mais qui provoque des émotions qui peuvent être préjudiciables au travail. Ces évaluations se font à partir des objectifs à atteindre et des moyens dont on dispose pour y parvenir.

Il est possible alors de se poser des questions une fois l’émotion identifiée : est-elle proportionnelle avec la gravité de la situation ? Est-ce que la situation justifie cette émotion ou est-elle provoquée par votre interprétation ? La situation est-elle évaluée dans son ensemble ou avez-vous focalisé sur un détail négatif ? Que pouvez-vous faire ? Comment une autre personne réagirait-elle ?

Si vos pensées sont des évidences, sont automatiques ou très tranchées, il est nécessaire de prendre du recul.

 

Calmer l’émotion

Lorsque vous ne pouvez absolument rien faire pour changer la situation, il vaut mieux alors tenter d’atténuer vos émotions et de vous apaiser.

 

Comment changer d’émotion rapidement ?

 

Les exercices qui suivent peuvent vous aider à atténuer vos émotions ; vous pouvez également les réaliser pour vous calmer avant de vous y confronter.

Barbara Fredrickson, docteure en psychologie et professeure de psychologie et neuroscience à l’université de Caroline du Nord, où elle dirige le laboratoire « Émotions positives et Psychologie », a placé en état de stress des individus grâce à un test difficile et a prouvé que le rire permettait de sortir rapidement de cet état. Une des pistes à suivre donc. Vous êtes stressé·e ? Prenez quelques minutes pour rire avec quelqu’un ou regardez un sketch qui vous fait rire à chaque fois…

La méditation est une autre piste à explorer : vous n’avez pas besoin d’être assis en lotus ni de méditer pendant une heure… Fermez les yeux quelques minutes et concentrez-vous sur votre respiration, sur les petits bruits environnants, etc. La visualisation d’un souvenir heureux est également très efficace : plongez-vous dans ce souvenir, ressentez les bruits, les odeurs, les sensations, etc.

Si vous travaillez chez vous, prenez une pause de dix minutes pour danser : mettez de la musique, laissez-vous aller, chantez.

 

Pour en savoir plus sur les émotions et sur l’intelligence émotionnelle, c’est ICI!

Pour vous fixer des objectifs personnels ou professionnels réalisables en trois mois et apprendre à réguler vos émotions, nous vous conseillons le carnet « Ma routine miraculeuse », grâce auquel Fanny Huleux réalise tous ses objectifs.

Paul Ekman, « Lie to me » et le décodage des émotions

Détective

« Les émotions s’expriment toujours de la même façon, qu’on soit une femme au foyer ou un terroriste. La vérité est écrite sur nos visages » Cal Lightman, personnage de la série « Lie to me ».

 

Le décodage des émotions de nos interlocuteurs est indispensable à la vie en société. Cette aptitude permet d’adapter son comportement en fonction des émotions des personnes qui nous entourent, de déceler une colère naissante, qui nous incite à nous méfier, par exemple. Pour ce faire, les indices sont nombreux : posture corporelle, modulation de la voix, etc.

Parmi ces indices, les expressions faciales nous donnent des indications précieuses, quelles que soient l’origine et la culture de l’interlocuteur ; en effet, sept de nos émotions se traduisent par des expressions faciales universelles, mises en évidence par le psychologue Paul Ekman.

 

Enfants : l’apprentissage de la reconnaissance des émotions

 

Selon différentes études, dès les premiers jours, les nourrissons imitent certaines expressions du visage de leurs parents. Vers quatre mois, le bébé commence à percevoir plus finement les différentes expressions du visage et les catégorise à partir de sept mois. Vers douze mois, il se fie à l’expression du visage de sa mère pour réagir en face d’éléments nouveaux : il différencie les émotions agréables ou désagréables.

Joie, colère et tristesse sont les émotions les plus reconnaissables et sont identifiées vers trois ans. La perception de la peur, de la surprise et du dégoût augmente à partir de cet âge et l’apprentissage s’affine avec l’âge.

Les compétences de décodage des émotions sont différentes chez chacun d’entre nous et peuvent être considérablement augmentées grâce aux travaux de Paul Ekman, qui a consacré sa vie professionnelle aux émotions et à leur décryptage.

 

L’expression des émotions : un langage universel

 

Le FACS (Facial Action Coding System) de Paul Ekman et de Wallace Friesen, qui ont étudié les expressions faciales, comprend une quarantaine de mouvements du visage, qui peuvent être associés pour créer plusieurs milliers de combinaisons.

Pour vérifier l’hypothèse émise par Charles Darwin et déterminer si les expressions du visage étaient identiques chez tous les hommes, quelle que soit leur culture, Paul Ekman se rend dans différents pays et notamment en Papouasie-Nouvelle-Guinée où il présente ses modèles dans des tribus n’ayant jamais été en contact avec d’autres peuples. Il prouve ainsi que les expressions sont reconnues et identiques chez tous les hommes. Des expériences destinées à provoquer des émotions diverses démontrent que ces émotions provoquent les mêmes mimiques.

Les expressions universelles sont la joie, la tristesse, la colère, le dégoût, la peur, la surprise, le mépris.

 

Le décodage des émotions

 

Le décodage des micro-expressions a été popularisé par la série américaine « Lie to me », mettant en scène des experts en détection du mensonge et s’inspirant des travaux de Paul Ekman, d’ailleurs consultant scientifique de la série (il est également consultant pour le FBI ou les studios Pixar, entre autres).

Chacun peut s’essayer au décodage, qui se fait le plus souvent de manière inconsciente, mais qui peut être affiné grâce à des formations spécifiques.

Voici une astuce permettant d’identifier la simulation de la joie :

Lorsque nous sourions, les yeux se plissent, les paupières supérieures s’abaissent, les lèvres sont étirées en direction des oreilles, les joues remontent et les dents se découvrent. Si les paupières ne s’abaissent pas ou que les yeux ne se plissent pas, il s’agit alors d’un sourire forcé… ou simulé.

 

Pour conclure, décoder les émotions est indispensable à la vie en société et l’est encore davantage dans l’exercice de certains métiers, qui impliquent de déceler ou de s’adapter aux émotions de ses interlocuteurs et de reconnaître le mensonge. Les études de Paul Ekman sont un apport considérable dans ce domaine. Le décodage des émotions est, de plus, un terrain de jeu passionnant pour les profilers émotionnels en herbe.

 

Ce sujet vous intéresse ? Pour en savoir plus sur la série « Lie to me » et sur Paul Ekman, découvrez les épisodes des trois saisons décryptés par le psychologue américain, ICI !

 

Et pour en savoir plus sur les émotions et votre profil émotionnel, c’est ICI !

Les émotions et l’intelligence émotionnelle

joie colère

Les émotions conditionnent notre comportement et ont une influence sur tous les domaines de notre vie. Si les émotions et leur expression sont universelles, les émotions que l’on ressent face à une situation donnée sont propres à chacun et dépendent de notre monde interne. Devant un événement similaire, chacun réagira à sa façon, selon sa propre carte du monde.

L’inconscient détecte des éléments que nous ne percevons pas consciemment, les émotions les signalent et les révèlent, à la façon d’un tableau de bord. Les reconnaître permet donc d’obtenir des informations essentielles, dont il est nécessaire de tenir compte. A contrario, savoir les réguler et ne pas prendre de décisions importantes en étant dirigé.e uniquement par ses émotions est tout aussi essentiel. Écouter ce que les émotions ont à nous dire puis prendre du recul sur ce que nous éprouvons permet de ne pas sur-réagir et de rester focus sur ses objectifs.

 

Quelles sont les émotions primaires ?

 

Les émotions primaires sont la joie, la colère, la peur, la tristesse, la surprise et le dégoût. Elles ont en commun leur caractère automatique et la rapidité de leur apparition. D’autres émotions, secondaires, apparaissent plus tardivement, d’autres encore, comme l’amour, seraient une combinaison de plusieurs émotions primaires.

Si l’on a tendance à parler d’émotions négatives ou positives, elles ont toutes une fonction : c’est l’interprétation que l’on en fait qui les rend agréables ou désagréables. Les émotions sont des réactions du corps à des stimulus ; la peur, par exemple, nous signale un danger. Le corps se prépare à fuir ou à attaquer : le sang afflue dans les muscles et l’adrénaline augmente pour augmenter la vitesse de la course et la puissance, le rythme cardiaque s’accélère et prépare l’effort. Selon les études, elle ferait même son apparition après les réflexes de fuite et serait donc déclenchée par la réaction physique.

Il est important d’identifier ses émotions car elles nous permettent de réagir de façon adaptée à notre environnement.

 

 

Le paradoxe émotionnel et la prise de décision

 

Les émotions, si elles augmentent les chances de survie et d’adaptation au milieu et à diverses situations, peuvent également nous pousser à agir contre notre intérêt.

Le neurologue américain Antonio Damasio a démontré qu’elles étaient indispensables pour gérer vies personnelle, relationnelle et professionnelle et aident à prendre des décisions qui ne sont pas forcément rationnelles : choisir de lire un livre plutôt qu’un autre, de manger une pomme et non une banane, de réserver un séjour, etc.

A contrario, elles peuvent aussi nous jouer des tours, en nous poussant à agir de façon irrationnelle, justement, et à avoir des comportements inadaptés aux situations que nous vivons, la colère étant, par exemple et comme le dit le dicton, plutôt mauvaise conseillère.

 

 

L’intelligence émotionnelle

 

Comment alors gérer nos émotions ? L’intelligence émotionnelle est la capacité à optimiser l’utilisation de nos émotions ; pour cela, il est nécessaire de les identifier, de les comprendre, de savoir les exprimer, de les réguler et de savoir composer avec celles des autres. Cette capacité à gérer ses émotions est essentielle car elle joue sur notre attitude au travail, nos relations sociales et notre santé.

L’intelligence émotionnelle peut être mesurée par un test de QE (quotient émotionnel).  Il est encore plus associé à la réussite que le test de QI, qui, lui, mesure l’intelligence. C’est ce qui explique que les personnes les plus performantes soient parfois moins intelligentes que d’autres, qui réussissent moins bien.

L’intelligence émotionnelle peut se travailler et les modèles comportementaux, liés à l’intelligence émotionnelle, s’ils sont inadaptés, peuvent être reprogrammés, ce que fait d’ailleurs Fanny Huleux dans ses différents programmes.

Les signes d’une intelligence émotionnelle élevée : la capacité à revenir sur ses positions (un QE faible pousse à ne voir que les éléments qui vont dans le sens de la première décision, liée à l’émotion), une bonne gestion du stress, une capacité à s’affirmer sans s’énerver, un vocabulaire émotionnel développé, une capacité à ne pas focaliser sur les erreurs passées, etc…

 

Pour travailler sur vos émotions et augmenter votre quotient émotionnel, nous vous conseillons les programmes suivants :

4 clés pour vivre la gratitude quotidiennement

Ecrire une lettre de gratitude

La gratitude est l’un des piliers du développement personnel et un excellent moyen d’accéder au bonheur.

On vous explique tout ICI!

Lorsqu’elles commencent un travail sur elles, nombreuses sont les personnes qui pratiquent la gratitude… de façon épisodique (c’est un bon début !).

Pour qu’elle ait un impact plus important, elle doit devenir un socle sur lequel on organise toute sa vie. La pratiquer régulièrement va augmenter rapidement votre bien-être, contribuer à votre épanouissement et à la réalisation de vos objectifs.

Si l’utilisation quotidienne du carnet de gratitude est essentielle, vous pouvez également prendre des mini-pauses de quelques minutes dans la journée pour vous montrer reconnaissant·e de tout ce que vous avez.

Quatre exercices simples, à mettre en pratique dès maintenant, vous permettront d’être conscient·e de ce que la Vie vous apporte, de la remercier mais aussi de remercier les gens qui vous entourent.

 

Le carnet de gratitude

 

Chaque jour, on reporte dans un carnet toutes les raisons pour lesquelles on souhaite remercier l’Univers. On peut ajouter des photos, dessiner de jolies illustrations, coller des souvenirs… Plus efficace que l’énumération mentale des gratitudes, le carnet permet de plus une consultation ultérieure qui fera ressurgir les émotions positives liées à ces souvenirs. Ce petit moment rien que pour vous va également permettre de vous détendre et, planifié dans votre journée, il deviendra un moment privilégié qui vous sera exclusivement réservé.

Le petit +? De nombreuses personnalités l’utilisent quotidiennement et lui attribuent, en partie, leur succès. Parmi les adeptes du journal de gratitude, on peut citer Tim Ferriss et Oprah Winfrey.

 

 

Le bracelet de gratitude

 

Bracelet, pierre, bibelot, porte-clef, porte-bonheur… peu importe ! Le principe est d’associer un objet à une pause gratitude puis de le placer à votre poignet, dans votre poche ou à un endroit bien visible. Quand vous posez le regard sur lui ou que vous le touchez, prenez quelques secondes pour penser à une chose pour laquelle vous éprouvez de la gratitude. Prenez le temps de ressentir vos émotions et de remercier l’Univers.

Vous pouvez aussi mettre plusieurs alarmes sur votre montre ou votre téléphone à des intervalles réguliers. Lorsque l’une des alarmes retentit, examinez vos pensées : sont-elles positives ? Quelle est l’émotion qui prédomine ? Suivez ensuite la même démarche que précédemment.

 

Les compliments et les remerciements 

 

Si la gratitude est essentielle au bien-être, elle permet également d’avoir de meilleures relations avec les autres. À l’extérieur, faites-en un peu plus que la politesse la plus élémentaire ne l’exige ! Au simple « Merci ! », on substitue une formule un peu plus longue… « Je vous remercie de votre accueil, je reviendrai », « Je vous remercie de votre gentillesse, j’ai passé un moment agréable… », tout en adressant un sourire chaleureux à la personne concernée.

Faire preuve de gratitude avec vos proches, enfants, parents, partenaire, participe à la création d’une vie harmonieuse. Les travaux de Cameron Gordon, et de ses collègues de l’université de Caroline du Nord, ont démontré que remercier fréquemment son époux·se augmentait les chances de faire durer son couple.

En mettant la gratitude au centre de vos relations, vous constaterez immédiatement les effets de cette bonne habitude.

 

La lettre de remerciement

 

Si l’exercice consistant à écrire une lettre à une personne qui a été particulièrement bienveillante à votre égard ou qui vous a apporté un soutien essentiel à un moment crucial de votre vie semble difficile, ses bienfaits sont à la hauteur de la difficulté.

Des étudiants s’y sont essayés lors d’une étude des psychologues Amit Kumar et Nicholas Epley, de l’université de Chicago ; ils devaient ensuite évaluer leur ressenti et imaginer celui du destinataire de la lettre. Le bien-être et les bienfaits des étudiants ont été bien réels et la joie des destinataires avait été sous-évaluée (plus d’hésitation ! La personne que vous souhaitez remercier sera, sans aucun doute, ravie de recevoir votre lettre de gratitude.)

 

Et pour mettre la gratitude en pratique immédiatement, listez dès maintenant trois raisons d’être reconnaissant·e !

 

 

Fanny Huleux vous parle de gratitude dans une vidéo YouTube!

Pour pratiquer la gratitude quotidiennement, “Ma routine miraculeuse” sera parfaite!