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Brrr… Loups, monstres et cie : Comment gérer les peurs des enfants ?

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Vous souvenez-vous de vos peurs d’enfant ? Les images d’un ogre terrifiant, d’un monstre caché sous le lit, d’une sorcière surgissant de l’obscurité et du très célèbre loup, qui allait sûrement vous dévorer, vous viennent en tête ? Brrr… Aujourd’hui, ce sont vos enfants qui vous réveillent les nuits d’orage, persuadés d’avoir vu une créature aux grandes dents et aux yeux rouges s’approcher de la fenêtre.

Presque tous les enfants passent un jour par la peur du noir, des monstres, de l’orage ou encore des fantômes. Les peurs enfantines sont courantes et font même partie intégrante du développement de l’enfant. Mais alors, d’où viennent ces peurs et comment accompagner vos enfants pour les aider à les surmonter ?

 

D’où viennent les peurs chez les enfants ?

 

La peur est l’une des grandes émotions que l’on ressent dès le plus jeune âge. Elle nous alerte face à une menace, que celle-ci soit réelle ou non. Chez l’enfant, la peur se manifeste différemment selon son âge et son imagination. Chez le tout-petit, vers huit mois, la peur de l’abandon et de la séparation apparaît ; à un an, le bruit de l’aspirateur ou du mixeur peut le terrifier, puis, vers deux ans, c’est la fameuse peur des monstres, des créatures imaginaires, des clowns et du noir qui fait son apparition. Chez les plus grands, à partir de cinq ans, ce sont des peurs associées à des objets ou des situations particulières (le dentiste, les insectes…). Entre cinq et douze ans, les premières peurs sociales (parler en public, être rejeté à l’école, etc), qui se rapprochent de celles des adultes, émergent.

 

On distingue généralement trois origines principales pour les peurs enfantines :

Les peurs développementales ou classiques

Elles apparaissent et disparaissent au rythme du développement de l’enfant. Il s’agit de la peur des fantômes, du noir, des monstres… Ces peurs transitoires sont souvent amplifiées par l’imagination de l’enfant qui ne fait pas bien la distinction entre imaginaire et réel. Elles sont parfaitement saines et lui permettent de se construire.

Les peurs acquises

Comme le rappelle la psychologue, psychothérapeute et spécialiste de l’enfance, Anne BACUS, ces peurs surviennent à la suite d’une expérience déjà vécue par l’enfant. Cela peut aller de la simple peur d’avoir du shampoing dans les yeux, à des peurs plus profondes qui font suite à un événement très traumatisant dont l’enfant a été témoin ou victime.

Les peurs empruntées ou copiées

Les enfants reproduisent très souvent le comportement des parents. Si vous paniquez devant un serpent, alors votre enfant risque de réagir de la même manière. Il « copie » votre peur.

 

Les manifestations de la peur

 

Le sentiment de peur peut se manifester de façon verbale ou non verbale. S’il est en âge de parler, votre enfant vous parlera peut-être de ce qu’il ressent et de ce qui lui fait peur. S’il n’en parle pas, certains signaux peuvent être révélateurs : il ne veut pas aller dormir, vous appelle à de nombreuses reprises lorsqu’il est couché, exige que la porte de sa chambre reste ouverte ou que sa lampe de chevet soit allumée, ne veut plus aller à l’école, il ferme les yeux en entrant dans une pièce ou se cache derrière vous, il fait régulièrement des cauchemars, pleure ou montre des signes d’anxiété face à certaines situations.

 

Comment apaiser les peurs des enfants ?

 

Quelle que soit l’origine des peurs, il est important d’accompagner l’enfant afin qu’il puisse les surmonter.

Ecouter et accueillir l’émotion de votre enfant

Selon la psychothérapeute Isabelle Filliozat, la peur de votre enfant doit être accueillie et respectée. Même si vous ne comprenez pas ce qui peut l’effrayer, il ne faut pas minimiser ses émotions mais lui montrer que vous prenez au sérieux ses craintes. À partir du moment où l’enfant se sentira soutenu et compris, il pourra écouter vos paroles rassurantes.

Mettre en avant les petites victoires

N’hésitez pas à encourager votre enfant et à lui faire remarquer qu’il a réussi à surmonter une peur ou à maîtriser ses émotions. Il sera fier de lui et entrera dans une spirale positive qui l’aidera à faire face lorsqu’une nouvelle situation effrayante se présentera.

Imaginer avec lui des réponses à ses peurs

Si votre enfant craint les monstres, vous pouvez réaliser ensemble un spray anti-monstres à vaporiser dans la chambre. S’il a peur du noir, laissez-lui une lampe à côté du lit ou dites-lui de s’imaginer en héros qui n’a pas peur du noir. Tout cela le rassurera et l’aidera à se détendre. Demandez-lui également de réfléchir à des solutions pour dompter sa peur : vous remarquerez qu’il a de nombreuses ressources en lui qu’il ne soupçonne pas !

S’aider des livres pour apaiser les peurs

Les livres sont un excellent support pour dédramatiser les peurs et aborder le sujet avec les enfants. “Le livre qui a peur”, de Cédric Ramadier et Vincent Bourgeau, ou encore “Va-t’en grand monstre vert !”, de Ed Emberley, sont de grands classiques.

 

L’histoire du soir, comme tous les rituels, rassure les enfants. C’est de plus un moment privilégié dont petits et grands profitent : à ne pas zapper, même après une journée fatigante. Une histoire, un câlin et un bisou chasseront à coup sûr les vilains monstres, pour des nuits sereines pour vos petits et des soirées zen pour vous !

 

     

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