Les grands principes du développement personnel : la visualisation

La visualisation, vous connaissez ? Peut-être avez-vous déjà essayé de visualiser vos objectifs… avec plus ou moins de succès ! Si ces essais se sont soldés par un échec et si vous avez passé des heures dans votre canapé à rêvasser en espérant que ce procédé soit magique, lisez notre article de toute urgence !

Pour faire suite à nos articles précédents sur les grands principes du développement personnel (articles que vous pouvez lire ICI et ICI), nous abordons aujourd’hui un point clé : la visualisation.

Qu’est-ce que la visualisation, ce principe est-il ancien, la visualisation fonctionne-t-elle… sont autant de points auxquels nous apportons une réponse dans cet article.

 

Petite histoire de la visualisation

 

Si le principe en est connu depuis longtemps, les recherches qui ont conduit à sa généralisation sont assez récentes : on citera, bien sûr, le pharmacien et psychologue Émile Coué, qui développa la méthode éponyme et influença certains courants du développement personnel. Si sa méthode consista principalement à se répéter des affirmations (« Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux »), elle comprenait également une part de visualisation (les patients devaient s’imaginer aller mieux).

La visualisation permet de ressentir des émotions provoquées uniquement par nos pensées (faites le test, imaginez-vous vivant un événement agréable, puis vivant un événement désagréable). Or, le médecin et psychanalyste américain Franz Alexander, qui développa la médecine psychosomatique, constata que nos émotions avaient un impact sur notre santé physique et donc que la visualisation avait un impact sur notre réalité. Ce concept est appuyé par les recherches du cancérologue américain Carl Simonton, qui prouvèrent que les patients qui parvenaient à modifier leurs pensées et leurs croyances guérissaient plus rapidement.

Aujourd’hui, la visualisation est utilisée par beaucoup, des acteurs aux grands sportifs, s’applique à tous les domaines de notre vie et prouve chaque jour son efficacité.

 

Dans quels domaines utiliser la visualisation ?

 

Tous ! Que vous souhaitiez modifier une habitude nocive, atteindre un objectif, améliorer votre santé, la visualisation démontre une véritable efficacité et vient compléter les autres techniques, comme l’EFT.

 

Vous pouvez l’utiliser, par exemple pour :

  • Réduire et gérer votre stress
  • Gérer le trac avant une entrée en scène
  • Arrêter de fumer
  • Faire du sport, gagner un match
  • Réussir un examen
  • Etc.

 

Si votre vie ne vous convient pas, vous pouvez également visualiser la vie que vous souhaitez obtenir ; de cette façon, vous adopterez naturellement la posture de cette personne que vous souhaitez devenir, vos visualisations soutiendront votre motivation et vous permettront de passer à l’action plus facilement puisque votre peur de l’échec sera minimisée (votre cerveau sera, en quelque sorte conditionné à réussir).

 

Comment utiliser la visualisation ?

 

La visualisation permet de concrétiser nos objectifs : pour quelle fonctionne, encore faut-il avoir des objectifs clairs et atteignables, même s’ils sont ambitieux et vous semblent difficiles à atteindre. La première étape est donc de définir vos objectifs : caresser de doux rêves (« un jour, je serai milliardaire ») n’est pas de la visualisation.

Dans une étude sur le sujet, réalisée en 1998 par Taylor, Pham, Rivkin et Armure, des étudiants étaient séparés en trois groupes : un qui ne visualisait rien, un qui visualisait l’objectif final (avoir son examen), pendant cinq minutes chaque jour, et un qui visualisait les étapes nécessaires à l’obtention de l’examen, à la même fréquence et pendant la même durée. Les résultats ont été clairs : visualiser l’objectif final ne suffit pas (mais améliore la performance par rapport à l’absence de visualisation), il est nécessaire de visualiser les étapes, le processus qui permettra d’atteindre l’objectif (dans le cas présent, les étudiants se visualisaient assis à leur bureau en train de travailler…).

 

  1. Définir votre objectif
  2. Vous installer dans un endroit calme et confortable
  3. Visualiser les étapes (que devez-vous faire pour atteindre cet objectif ?)
  4. Visualiser votre vie quand l’objectif sera atteint, avec des détails (ambiance, odeurs, sons…)
  5. Être constante en prenant le temps de visualiser le processus et la réalisation de votre objectif quelques minutes chaque jour
  6. Afficher clairement vos objectifs sur un visual board pour les avoir sous les yeux chaque jour.

 

Pour mettre toutes les chances de votre côté, d’autres techniques peuvent être utilisées en complément (EFT, PNL, etc). Pour bénéficier d’un programme complet et d’un accompagnement, Fanny Huleux vous propose « Stable&Ancrée », LE programme pour changer de vie et réaliser vos rêves.

La fidélité en questions

Dans notre dernier article (que vous pouvez lire ICI), nous avons abordé la fidélité dans le couple. Pour vous aider à définir quelle est votre conception et celle de votre couple, nous avons établi une liste de questions que vous pouvez vous poser et poser à votre partenaire et ainsi définir les limites que vous mettez dans votre relation.

Ces questions n’amènent pas de jugement, toutes les réponses sont acceptables : l’essentiel étant que votre partenaire et vous-même soyez d’accord sur la ligne de conduite à adopter.

Vous êtes prêts ? Prenez du papier et un crayon et répondez à ces questions !

 

Sur quelles bases repose la longévité de votre couple ?

 

Classez ces items par ordre d’importance (ou attribuez-leur une note sur dix) en ajoutant les valeurs manquantes qui vous sembleraient essentielles :

  • La complicité
  • Les valeurs communes
  • Les activités communes
  • L’amour
  • La fidélité
  • L’entente intellectuelle
  • L’humour
  • La loyauté
  • La confiance
  • Le respect
  • L’intimité
  • Le partage
  • La construction d’une famille
  • Les projets communs
  • ……………………………

Quelle place occupe la fidélité dans votre classement ? Quels sont les points qui, s’ils ne sont pas respectés, impliqueraient la fin de votre relation ?

 

Quelle est votre conception de la fidélité ?

 

Répondez aux questions générales et affinez votre conception grâce aux questions précises.

 

La fidélité pour vous :

  • Est uniquement physique et sexuelle (on peut fantasmer sur quelqu’un d’autre sans qu’il s’agisse d’infidélité, par exemple)
  • Est uniquement mentale (on peut avoir des relations sexuelles avec un autre partenaire s’il n’y a pas d’investissement, d’amour, etc)
  • Est sexuelle et mentale (comprend à la fois l’absence de relations sexuelles en dehors du couple et de pensées pour quelqu’un d’autre)

 

Et plus précisément…

Définissez ce qui est acceptable pour vous… et ce qui ne l’est pas !

 

La vie virtuelle

  • Regarder des films pornographiques sans son partenaire.
  • Flirter en ligne, sans passage à l’acte.
  • S’inscrire sur un site de rencontres dans le but d’avoir des relations de passage.
  • Entretenir une relation privilégiée et suivie avec un de ses contacts.
  • Envoyer des photos de soi à un contact sur les réseaux sociaux.
  • Se faire passer pour célibataire sur les réseaux.
  • Parler de son/sa partenaire et de sa relation à un contact en lui confiant des choses intimes.
  • Rencontrer un contact avec lequel on a des affinités pour prendre un verre.
  • ……………………………..

 

Les sorties entre amis

  • Regarder une jolie femme ou un bel homme passer.
  • Regarder une jolie femme ou un bel homme passer et s’exclamer (wouah !).
  • Flirter
  • Accepter un verre offert par un ou une inconnue.
  • Ne pas montrer/dire que l’on est en couple.
  • Enlever son alliance pour sortir.
  • Assister à une spectacle de strip-tease sans son/sa partenaire.
  • ……………………………….

 

Le travail

  • Avoir une relation privilégiée avec l’un/l’une de ses collègues.
  • Prolonger les journées de travail en prenant un verre avec ses collègues.
  • Parler de sa vie privée à ses collègues en leur confiant des choses qui relèvent de l’intimité du couple.
  • Laisser entendre que l’on est disponible.
  • Multiplier les rendez-vous de travail avec une personne attirante sans réelle nécessité professionnelle.
  • ………………………………..

 

Bien évidemment, ces listes ne sont pas exhaustives. Faites vos propres listes de questions, apportez-leur des réponses et définissez la ligne de conduite de votre couple.

Vous n’êtes pas à l’aise avec cette idée ? Vous préférez rester dans le flou sans communiquer sur ce sujet ? Peut-être manquez-vous de confiance en vous-même, de compétences en communication ou de capacités à gérer vos émotions… si vous pensez être dans ce cas, nous vous conseillons de travailler ces points avec le programme « Stable & Ancrée ». Cliquez sur la bannière pour plus d’infos !

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La fidélité, on en parle ?

Vous venez de rencontrer un homme merveilleux et vous vous imaginez déjà vivre un véritable conte de fées. Il n’aura d’yeux que pour vous, c’est évident. Six mois plus tard, vous le trouvez en train de flirter avec une jolie brune à la fête d’anniversaire de votre cousin… Lors d’une discussion animée, vous vous rendez compte que le concept de fidélité fait partie des choses dont vous avez omis de parler lorsque vous vous êtes rencontrés et que sa conception diffère sensiblement de la vôtre.

Cette situation vous rappelle-t-elle une scène déjà vécue par vous ou par l’une de vos amies ?

Bien sûr, cette situation aurait pu être évitée et votre partenaire, ne vous en déplaise, n’est pas le seul responsable de ce qui vient de se produire. Ce qui est permis ou non dans le couple doit être abordé dès le début de la relation… parce que non, la fidélité ne va pas de soi : certains couples préfèrent adopter un mode de vie différent et s’épanouissent tout autant.

 

La fidélité, un concept flou ?

 

Certains vous diront que la fidélité, c’est ne regarder personne d’autre que son partenaire, de n’avoir aucun désir en dehors du couple, d’autres vous diront qu’elle consiste à n’avoir de relations sexuelles qu’avec son partenaire mais que le flirt ne constitue pas une infidélité, d’autres encore revendiquent une liberté sexuelle consentie, la fidélité reposant uniquement sur les sentiments.

La première chose à faire en abordant le sujet est donc de vérifier que votre conception est la même : décider d’être fidèles l’un à l’autre, on le voit, n’est pas suffisamment précis, il s’agit de se mettre d’accord sur ce qui est permis et sur ce qui ne l’est pas.

Avoir cette conversation permettra au couple de s’appuyer sur des bases solides. Pour discuter plus sereinement de cet aspect essentiel, il vaut mieux l’aborder en amont avant que l’un des deux ne soit blessé par l’attitude de l’autre et ne se sente trahi. Car la trahison – tout comme la confiance – est bien au cœur du débat : « il est important pour moi que tu ne flirtes pas avec d’autres femmes ; or je te trouve flirtant ouvertement avec une autre ; je me sens trahie et je suis profondément blessée ».

Le plus important est ici la fidélité à la promesse tenue ; or, si cette promesse est floue ou implicite, les partenaires agissent chacun selon leurs propres conceptions, au risque de dépasser les limites de l’autre, limites qu’ils n’ont pas clairement identifiées.

 

La fidélité, une obligation ?

 

Si certains prônent l’infidélité comme nécessaire en l’associant à la fois à la liberté et à la survie et à la longévité du couple, d’autres sont d’ardents défenseurs de la fidélité la plus stricte. Sociologues, philosophes, thérapeutes de couple… chacun a son avis sur la question et justifie son point de vue. Tous s’accordent néanmoins sur la nécessité de redéfinir le couple dans un contexte historique où les normes ont changé : au mariage d’intérêt s’est succédé le mariage fondé sur l’amour mais inscrit dans une norme où il était nécessaire et logique (tout comme le fait de fonder une famille). Aujourd’hui, le mariage n’est plus une « obligation » mais un choix et l’on peut vivre successivement ou simultanément plusieurs vies, choisir d’être fidèles ou opter pour la liberté sexuelle dans le couple…

Dans ce contexte, comment trouver son propre équilibre ? En s’assurant sans doute de partager les mêmes valeurs que son partenaire, d’avoir les mêmes envies concernant ce qui est permis et ce qui ne l’est pas et en veillant à rester fidèle à la promesse – clairement énoncée – faite.

Et comme pour tous les autres engagements de la vie de couple, ces promesses sont susceptibles d’être rediscutées si l’un ou l’autre ne s’épanouit plus dans le fonctionnement choisi.

 

La fidélité, un paramètre essentiel ?

 

Si le sujet est de ceux à aborder rapidement, d’autres paramètres tout aussi importants doivent être pris en compte : l’attachement et l’attirance que l’on a l’un pour l’autre, bien évidemment, mais aussi les valeurs communes, les goûts de chacun, la liberté consentie sur les activités de l’un et de l’autre…

Est-ce que chacun a l’espace nécessaire pour s’épanouir à la fois individuellement et dans le couple ?

D’après Serge Chaumier, sociologue, le couple a perdu aujourd’hui sa force fusionnelle, fondée sur l’idéal romantique, où la passion des débuts est censée perdurer dans le temps. Il introduit la notion de « couple fissionnel », ouvert sur l’extérieur, où chaque partenaire vit avec l’autre mais pas pour l’autre. Le couple est vu comme une association qui peut cesser à tout moment. D’après lui, pour que ce nouveau couple fonctionne, il est nécessaire de réinventer une fidélité qui ne soit pas basée sur la fidélité des corps.

A contrario, dans « La force de la fidélité dans un monde infidèle », Alain Etchegoyen, philosophe, développe l’idée que la fidélité, aujourd’hui librement choisie alors qu’elle était autrefois contrainte par la peur (religieuse, sociale…), est un signe d’amour qui rend les conjoints plus forts et plus soudés.

 

La fidélité, la conclusion

 

Vous l’aurez compris à la lecture de cet article, la fidélité est avant tout une question qui s’aborde en couple : il n’y a pas de conclusion universelle qui viendrait clore le sujet une bonne fois pour toutes. Fidèle ou infidèle, chacun, en accord avec son conjoint, fixe les limites de l’acceptable dans le couple.

Le danger serait essentiellement, ici, que l’un des partenaires ne s’oblige à accepter des règles qui ne lui conviennent pas, pour ne pas perdre son partenaire. Il est donc essentiel, en tout premier lieu, d’être fidèle à soi-même et de respecter ses propres valeurs et convictions profondes.

 

Mise en garde :

Si la question doit être abordée, il est nécessaire de l’aborder avec tact, sans braquer son partenaire, de connaître également ses propres valeurs, ses conceptions sur le sujet tout comme son niveau d’engagement et sa propre capacité à respecter les règles établies.

Pour aller plus loin sur ce sujet, nous vous conseillons la vidéo ICI et pour vous accompagner dans la connaissance de vous-même, nous vous conseillons le programme « Stable&Ancrée », par Fanny Huleux.

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La névrose de la recherche du bonheur 

Vous désirez plus que tout parvenir à trouver le bonheur, mais vous ne savez pas comment vous y prendre ? Vous avez lu un nombre incalculable de livres sur le sujet, cherché des informations sur internet et visionné des vidéos YouTube, mais pourtant le bonheur ne s’est toujours pas décidé à apparaître. Pourquoi ?

 

Qu’est-ce que le bonheur ?

 

Nombreux sont les philosophes à s’être attardé sur la notion de bonheur. Il semble volatile, intrigant et même parfois irréel… Le bonheur existe-t-il vraiment ? Deux éléments seraient en tout cas indispensables dans nos définitions contemporaines pour le caractériser, à savoir :

 

  • une satisfaction complète ;
  • une satisfaction stable et durable.

 

Intellectualiser le bonheur : bonne ou mauvaise idée ?

 

Si la notion de bonheur est clairement définie, pourquoi sa recherche reste la plupart du temps infructueuse ? En réalité, le fait de courir après le bonheur (ou plutôt de notre version idéalisée du bonheur) nous empêche de profiter du moment présent. En ce sens, intellectualiser la notion de bonheur vous priverait d’en tirer tous les bénéfices. Être dans l’instant présent n’est pas une condition suffisante pour être heureux, il faut pouvoir vivre et expérimenter l’instant pour atteindre la plénitude.

 

Mettre de la conscience dans l’instant présent : la clé ?

 

Comment réussir alors à vivre l’instant présent ? La conscience est aujourd’hui l’une des clés pour atteindre le bonheur. Mais qu’est-ce que la conscience ? On rattache souvent le concept de pleine conscience à la méditation, pourtant mettre de la conscience dans l’instant présent peut prendre une multitude d’aspects. Il peut s’agir :

 

  • de savourer les condiments présents dans votre assiette à l’occasion d’un déjeuner : prendre le temps d’apprécier chaque saveur ;
  • de sentir les bienfaits de l’eau sur votre peau lorsque vous prenez une douche ;
  • de prendre le temps d’écouter pleinement votre partenaire lorsqu’il vous parle sans pratiquer une activité en même temps (répondre à un message, être sur les réseaux sociaux…) ;
  • de contempler un paysage;
  • etc.

 

Conclusion ? Inutile d’être un méditant chevronné pour mettre de la conscience dans votre vie. C’est à la portée de tous.

 

Les bénéfices de la pleine conscience

 

C’est prouvé, vivre l’instant présent apporte des bénéfices à la fois cognitifs, émotionnels et a également un impact positif sur la santé. Avec cette série d’atouts, il n’a pas fallu longtemps avant que les scientifiques ne se penchent sur le sujet. C’est le docteur en biologie moléculaire Jon Kabat-Zinn qui fonde le premier en 1979 le programme MBSR (Mindulness-Based Stress Reduction ou Réduction du Stress basé sur la Pleine Conscience). Il s’agit d’une approche éducative regroupant des traditions méditatives orientales avec de la science occidentale. L’objectif du programme est clair : permettre aux patients de répondre plus efficacement au stress, à la douleur, mais également à la maladie.

 

La pratique de la pleine conscience est ensuite reprise par les professeurs en psychologie Zindel Segal, John Teasdale et Mark Williams dans le cadre du traitement de patients souffrant de dépression. Plus largement, la pratique est aujourd’hui utilisée dans de nombreux domaines tels que :

 

 

En définitive, la recherche du bonheur ne constitue pas la solution pour trouver le bonheur, vivre et apprécier l’instant présent reste la meilleure garantie d’atteindre la plénitude.

Pour aller plus loin (et trouver le bonheur), nous vous conseillons la vidéo ICI et le programme « Stable & Ancrée », par Fanny Huleux.

Pourquoi nous perdons-nous dans nos relations amoureuses ?

Films, dessins animés, romans… Notre société affiche partout un certain archétype de la relation. Résultat ? L’idéalisation de la relation amoureuse est subtilement imprégnée en chacune de nous. Du réel à l’imaginaire, nous avons désormais toutes une image du « moi » idéal qui nous empêche de vivre pleinement l’instant. On se répète « Je sens que je ne suis pas assez, que la relation n’est pas assez » ce qui a tendance à nous perdre en même temps que notre partenaire. Et si nous avions simplement placé le curseur « idéal » un peu trop haut ?

 

Les débuts d’une relation : idéal ou réalité ?

 

Euphorie, attirance, intensité des émotions… Le début d’une relation représente souvent la version idéale d’un couple. Tout est nouveau, l’heure est à la découverte et, pour ne rien gâcher au plaisir, chacun des partenaires se montre sous son meilleur jour, une version idéale de lui-même… une imposture ?

 

Un détail va ensuite faire la différence : cette version idéale de vous-même, est-ce vraiment vous ? Il est fréquent de gommer certains traits de notre personnalité dans le seul but de plaire à l’autre. Mais entre effacer un léger trait ou gommer l’intégralité de notre personnalité, il y a une grande différence. Ainsi, lorsqu’on décide de masquer une importante partie de nous-même, deux situations peuvent se présenter au fil de la relation :

 

  1. Cette version idéale de vous-même ne tient pas dans le temps.
  2. Cette version idéale devient votre nouvelle réalité et vous aliène de votre propre personnalité et de vos valeurs. Autrement dit, vous n’êtes plus vous-même.

 

Dans un cas comme dans l’autre, cette « imposture » n’a rien de bénéfique (pour vous comme pour votre partenaire).

 

La peur du rejet

 

Si gommer des traits de sa personnalité a des répercussions négatives pour le couple et l’individu, pourquoi faire toujours la même erreur ? Deux phénomènes peuvent expliquer cette imposture. Tout d’abord il y a la peur du rejet. Nous avons tous un discours intérieur et ce dernier peut nous être à la fois d’un grand soutien comme la source de nombreuses insécurités.

 

Prenons un exemple. Si une personne se répète au quotidien : « je ne suis pas assez », « les gens ne m’aiment pas », « je ne pourrai jamais réaliser mes rêves ». Dans ce cas, ce discours interne va devenir notre réalité. Notre pensée crée notre réalité. Au début d’une relation, cette personne aura alors tendance à plus facilement masquer sa personnalité pour être acceptée.

 

À l’inverse, si elle s’estime suffisante à elle-même et qu’elle a conscience qu’elle ne peut pas plaire à tout le monde, dans ce cas, elle aura davantage de facilité à se montrer sous son véritable jour, et ce, dès le début d’une relation. En définitive, une personne dont le discours interne manque de bienveillance va généralement subir une peur du rejet plus importante et donc plus facilement travestir sa personnalité dans l’unique but d’être acceptée.

 

L’addiction des débuts

 

L’autre explication à cette imposture des débuts porte sur la dépendance provoquée durant la naissance du sentiment amoureux. C’est scientifiquement prouvé, les personnes au stade précoce d’une relation amoureuse présentent de nombreux symptômes (euphorie, dépendance émotionnelle, dépendance physique…) similaires à la dépendance d’un toxicomane. Il est donc possible de devenir accro à l’amour à tel point que l’on en gomme les propres traits de sa personnalité dans le seul but de plaire.

 

Pourquoi a-t-on besoin de changer l’autre ?

 

Une fois les débuts passés et la réalité des personnalités dévoilée, un nouveau phénomène apparaît : le besoin de changer l’autre. Manque d’attention, de romantisme, pas assez impliqué ou au contraire trop exigeant à notre encontre… Cette version de l’homme idéal des débuts devient un « simple » partenaire que l’on souhaite façonner à notre image en fonction de notre réalité. Nous nous retrouvons à reprocher à l’autre d’être lui-même.

 

Un couple, deux mondes

 

Un dernier point est à soulever dans une relation amoureuse : la rencontre entre deux mondes, deux univers bien distincts. Si une nouvelle dynamique se crée, tout l’enjeu consiste à réussir le dosage entre :

 

  • l’acceptation de la personnalité de son partenaire ;
  • la conservation de sa propre personnalité (ne surtout pas y renoncer).

 

La plus grande erreur au début d’une relation consiste à nier sa propre personnalité ainsi que ses valeurs dans l’unique but de satisfaire l’autre. L’être humain a besoin de s’épanouir, de s’éveiller et d’exister au contact de l’autre et non pas à travers lui.

 

En définitive, il est très fréquent de transformer sa réalité au début d’une relation pour que cette dernière colle parfaitement à l’autre (quand bien même cela ne nous correspond pas). Mais réussir à se dévoiler telle que l’on est reste toujours le moyen le plus sûr de parvenir à construire une relation stable. Pour vous guider dans cette voie, découvrez le programme « Stable & Ancrée » en cliquant sur la bannière. Croire en soi, se connaître et identifier ses valeurs n’est pas une option, c’est un indispensable pour qui désire une vie de couple épanouie.

La peur d’être soi  

Vous sentez-vous vous-même en toutes circonstances ? Vos choix de vie correspondent-ils à vos valeurs ? Ces questionnements servent de base, de fondement à votre équilibre intérieur. Au quotidien, demandez-vous si vos agissements ont pour but de ressembler à votre partenaire ou à vos proches, de leur faire plaisir, d’éviter d’être rejetée ou proviennent d’une véritable envie. La peur d’être soi paralyse et nous pousse parfois à agir à l’opposé de nos intentions réelles. Mais pourquoi ?  

 

La peur d’être soi face à soi 

 

On peut avoir peur d’être soi dans de multiples situations. Cela peut être la peur d’être soi face à son partenaire, à ses amis, à ses parents ou même face à soi-même.  

En réalité, nous nous forgeons dès l’enfance une image de nous-même. Cette dernière peut correspondre à notre véritable personnalité, ou non.  

 

Que se passe-t-il si l’image que nous avons de nous-même ne nous correspond pas ?  

 

Lorsque nous nous attachons à une image qui ne nous représente pas réellement, un conflit interne prend place. D’une part nous voulons rester fidèle à l’image que nous nous sommes construite (elle représente notre unique vision de nous-même). D’autre part, nous observons une sensation de mal être (plus ou moins importante), suivie de l’impression de ne pas être à sa place. Nous pensons être nous-mêmes, mais nous sentons que nous ne le sommes pas.  

 

Vivre à travers des croyances limitantes  

 

La capacité de se rattacher à une image qui ne nous correspond pas a d’autant plus de pouvoir lorsque notre discours interne et nos croyances convergent toutes en sa faveur. Si vous vous êtes toujours dit: « je ne suis pas intéressante », « ce que je peux dire n’a aucune valeur », alors vous allez incarner ces croyances et les transmettre aux autres de différentes façons. Cela peut se traduire par :  

 

  • je n’ose pas prendre la parole en public (je n’ai rien d’intéressant à dire) ;  
  • je n’ose pas dire le fond de ma pensée à l’occasion d’une discussion (mon opinion n’a pas de valeur) ;  
  • je ne suis pas force de proposition ;  
  • etc.  

 

Vous entrez dans un cercle vicieux :  

 

  1. vous vous rattachez à une image qui ne vous correspond pas (croyance limitante, je ne suis pas intéressante) ;  
  2. vos expériences vous le confirment ;  
  3. vous êtes persuadée que vos croyances forgent votre image.  

 

En définitive, nous sommes nos propres limites. Nous entretenons cette peur d’être nous-même en nous enracinant dans des schémas qui, certes, ne nous conviennent pas, mais qui sont redoutablement persuasifs. Heureusement, des solutions existent pour se débarrasser de cette peur. La première consiste à s’accepter. Mais après des années à avoir porté un masque, l’exercice n’est pas simple. Néanmoins il reste libérateur : être soi n’a pas de prix.  

 

Vous désirez vous libérer de cette peur d’être vous-même et vous accepter telle que vous êtes? Pour vous aider dans ce parcours, il y a le programme « Stable & Ancrée ». Cliquez sur la bannière pour en savoir plus.  

Le lâcher-prise : comment accepter ce qui ne nous plaît pas ? 

Le contrôle est un besoin profondément ancré en chacun de nous. Mais (bonne nouvelle!) certaines études scientifiques comme celle du docteur Jerry M. Burger de l’université de Santa Clara démontrent que les personnes dotées d’un certain besoin de contrôle ont des objectifs plus ambitieux ainsi que de meilleures chances de réussite ! À petite dose, le besoin de contrôle est donc bénéfique. À l’inverse, lorsque ce besoin devient omniprésent, il peut faire souffrir (notamment dans les situations les moins favorables). Ces personnes dans le contrôle permanent ne parviennent tout simplement plus à faire face aux aléas de la vie. Elles manquent de capacités d’adaptation, autrement dit de lâcher prise. Si vous êtes dans ce cas, vous allez alors devoir apprendre à accepter ce qui ne vous plaît pas et faire preuve de résilience. Mais comment ?

 

Qu’est-ce que le lâcher-prise ?

 

Ce que l’on nomme communément le lâcher-prise signifie l’acceptation face aux changements. Il s’agit d’accepter la réalité telle qu’elle est, sans chercher à la contrôler ou à lutter contre des situations déplaisantes. Concrètement, cela revient à admettre que tout ne se passe pas toujours comme prévu.

 

Prenons un exemple.

Si vous vous dites « Ce matin, je ne veux pas qu’il pleuve » ou encore « je ne dois pas être enrhumée », cela signifie que « Moi », je refuse ces événements et il est sous entendu que j’ai la prétention de pouvoir les contrôler. Or, nous le savons, c’est impossible.

 

Même si nous nous amusons à refaire le monde en nous imaginant « si ça ne s’était pas produit », « ce qui aurait pu être », seul l’instant présent existe. Le lâcher-prise revient donc tout simplement à être consciente de ces limites :

 

  • tout ne se passe pas toujours comme prévu ;
  • je n’ai pas la capacité de pouvoir contrôler la survenance de ces événements ;
  • seul l’instant présent existe.

 

Attention, cela ne veut pas dire que vous devez baisser les bras à la moindre occasion ou ne plus rien prévoir, bien au contraire. Lâcher prise c’est seulement se défaire des ruminements mentaux qui vous empêchent d’avancer. Vous comprenez ?

 

Imaginons que vous ayez prévu un shooting photo en extérieur, mais que le jour J, le mauvais temps s’installe. Vous avez deux solutions :

 

  1. Ruminer à propos du mauvais temps, des conséquences de l’annulation du shooting, de votre manque de chance et de l’anxiété liée à votre perte de contrôle ;
  2. L’acceptation du mauvais temps et la recherche de solutions : proposer une nouvelle date ? Un shooting en intérieur ?

 

Dans le second cas, la personne fait preuve de résilience, elle lâche prise. Lâcher prise c’est donc avoir la capacité de voir et d’accepter les problèmes tels qu’ils sont et de s’adapter. Cela signifie aussi ne pas s’obstiner à conformer la réalité à nos désirs, croyances et idées. Au contraire, en éradiquant les atermoiements et pensées parasites, le lâcher-prise offre un plus large panel de choix et de possibilités.

 

Les Français et le lâcher-prise

 

Maintenant que le concept vous semble plus familier, pensez-vous faire preuve de lâcher prise dans votre quotidien ou au contraire vous sentez-vous davantage bloquée par le besoin de contrôle ?

 

De façon générale, la première option est privilégiée par les Français. Selon une étude réalisée par l’Ipsos, 8 Français sur 10 estiment faire preuve de lâcher-prise et 34 % le jugent même indispensable. Néanmoins pour la majeure partie d’entre eux (60 %), cela reste un instant court n’excèdant pas 30 minutes par jour.

 

Comment lâcher prise ?

 

Identifier les sources de stress

Comment réussir alors à lâcher prise ? Le premier réflexe consiste à prendre un carnet dans lequel vous allez dresser une liste de toutes vos sources de stress et d’angoisse. Derrière ces différents postulats se cache généralement une croyance limitante, un discours interne ou encore un jugement que vous avez sur la situation. Il s’ensuit un état émotionnel bien particulier. Cela peut être de l’angoisse, de la colère, de l’abattement… Cet état émotionnel valide votre croyance, en d’autres termes cela confirme la source de stress et lui procure de la légitimité.

 

Réapprendre à respirer

Vous ne le savez peut-être pas, mais la respiration joue également un rôle important sur notre bien-être. Dans une situation de stress, de peur ou d’angoisse par exemple, les pulsations de notre cœur ont tendance à s’emballer et notre respiration peut devenir saccadée, voire difficile. Dans ce cas, des exercices de respiration s’avèrent grandement utiles.

 

La pratique de la respiration abdominale 

Lorsque vous sentez que la situation vous échappe, prenez un moment, placez-vous dans un endroit calme et pratiquez une respiration abdominale. La pratique est simple, prenez 5 profondes inspirations par le nez (le ventre doit se gonfler à l’instar de votre poitrine) puis expirez tout par la bouche. Cette technique libère le diaphragme et apporte une réponse immédiate au stress : elle vous apaise.

 

Top 10 des gestes et activités pour réussir à lâcher prise

 

Pour connaître les autres techniques qui aident au lâcher-prise, l’institut Statistica a réalisé un sondage le 10 octobre 2015. L’objectif était clair : découvrir les activités que les Français associent le mieux au lâcher-prise. Voici les 10 gestes et activités qui reviennent le plus :

 

  1. Partir en vacances ;
  2. Se retrouver en pleine nature ;
  3. Rêver, faire le vide ;
  4. Partager un moment en famille ;
  5. Ne rien faire du tout ;
  6. Se faire plaisir ;
  7. Faire la fête avec des amis ;
  8. Se faire dorloter (soins, massages, etc.) ;
  9. Couper son téléphone ;
  10. Pratiquer une activité extérieure.

 

En conclusion, le lâcher-prise revient donc à cesser de croire que l’on est un assuré tous risques dans notre parcours de vie. Il faut accepter de vivre ses rêves et placer de la conscience dans chaque instant de notre vie sans s’attendre à avoir une quelconque garantie.

 

Pour vous accompagner dans ce cheminement, cliquez ICI pour faire une session d’EFT et une méditation en lien avec le lâcher prise et inscrivez-vous au programme Stable et Ancrée en cliquant sur la bannière.

5 secrets pour faire durer sa relation de couple

Quand on est engagé dans une relation, il est naturel d’avoir envie de savoir si celle-ci va durer. Plus on avance dans le temps, plus on s’habitue à la présence de l’autre dans sa vie. Notre partenaire devient l’un des piliers essentiels à notre bien-être, mais vous le savez, personne n’est jamais acquis. Et malgré nos rêveries d’« amour pour toujours », une relation ne se construit pas que sur des espoirs. Pour rester épanouissante et attirante, une vie de couple demande des efforts. Et même s’ils ne sont jamais une garantie de succès… Ils y contribuent très fortement. Dans cet article, nous vous présentons cinq petits secrets, aussi simples qu’importants, pour favoriser vos chances de rester heureux et amoureux, longtemps !

 

Secret n°1 : Être vous-même… Dès le début

 

Avant même de se projeter sur le long terme, voici un conseil extrêmement important. Face à une personne qui nous plaît beaucoup, la tentation est forte de jouer un jeu afin de se faire apprécier en retour. Mais se faire passer pour quelqu’un d’autre est un piège qui se refermera très vite sur vous : quand l’intimité du quotidien vous révélera tout entière, l’être aimé risque d’être surpris et confus.

 

Soyez vous-même et privilégiez des relations dans lesquelles vous vous sentez à l’aise. Il doit être facile d’être naturelle, de vous comporter avec ce partenaire potentiel comme avec vos amis ou votre famille. Cela signifie montrer ses bons côtés (en général, ce n’est pas le point le plus compliqué), mais aussi être honnête avec ses défauts et ses zones d’ombre. N’ayez pas peur de dire quand quelque chose ne vous convient pas, avec diplomatie bien entendu, mais en toute transparence. Sentez-vous à l’aise pour parler de ce dont vous avez envie. Si dès le début, vous ne pouvez pas être vous-même, la relation risque de vite se compliquer.

 

Secret n°2 : Faire le point régulièrement

 

Vous pouvez être ensemble depuis six mois comme depuis douze ans, il est important de ne pas considérer l’autre et le statut de couple comme acquis. Nous avons tous besoin de nous sentir désirés et de sentir que notre partenaire pense à nous. Faites des points réguliers : « Comment te sens-tu en ce moment ? Trouves-tu que l’on passe suffisamment de temps ensemble ? Suis-je suffisamment à ton écoute ? As-tu besoin de me dire quelque chose ? ». Reconnaissez l’existence et les besoins de l’autre. Cela ne signifie pas que vous êtes capable de répondre à tous. Mais ne sous-estimez pas l’effet sur votre conjoint que de ressentir que vous êtes sincèrement intéressée par son bien-être.

 

Secret n°3 : Apprenez à vraiment écouter

 

Écouter n’est pas sourire et acquiescer, ni préparer une réponse toute prête pendant que l’autre vide son sac. Il n’est pas non plus nécessaire de noter ce sur quoi on souhaite rebondir par peur d’oublier.

 

On offre une vraie écoute à son partenaire lorsqu’on vide son mental afin de ne pas commenter ni juger ce que l’autre nous partage. On lui donne alors simplement un moment où on est pleinement connectée à ce qu’il nous partage, sans se mettre dans une posture défensive. Il n’est pas toujours nécessaire de répondre, encore moins de trouver une solution. Se glisser dans la peau de l’autre et tenter de comprendre son point de vue est le seul effort nécessaire… Et celui qui réjouira le plus la personne en face, qui se sent enfin comprise et respectée. 

 

Secret n°4 : Garder le contact

 

Qu’il soit physique ou à distance, faites attention à conserver un lien quotidien d’affection. Sans verser dans les grandes déclarations d’amour, accordez-vous de l’attention tous les jours : envoyez un petit message en cours de journée pour savoir comment va l’autre, posez des questions le soir, racontez votre journée… Ayez des gestes gentils l’un pour l’autre. Pensez à ce « petit truc » qui fait tant plaisir à votre partenaire : un post-it pour souhaiter une bonne journée, la tasse de café déjà prête sous la machine, une chambre rangée comme l’autre l’aime…

 

Gardez aussi un contact physique : le train-train quotidien n’a pas à tuer la flamme. Une main posée sur la hanche ou l’épaule quand on vide le lave-vaisselle, un bisou sur le nez à un moment inattendu, un câlin qui dit « tu m’as manqué » sur le paillasson… Tous ces moments sont des occasions de se reconnecter en permanence à son partenaire.

 

Secret n°5 : Planifiez du temps de qualité ensemble

 

Oui, oui… Planifiez : inscrivez ces moments dans votre calendrier. Comme au début de votre histoire, prenez rendez-vous et faites des activités ensemble. On ne parle pas d’une énième soirée canapé-série, chacun sur son téléphone. Découvrez de nouvelles choses ensemble : expo, cinéma, restaurant, sport, moment en nature… L’activité n’a pas à durer des heures, mais à être régulière.

 

N’annulez pas ces RDV pour la moindre raison : votre temps de couple est l’une de vos priorités. Garder en vie la romance et la passion n’est pas impossible, même après des décennies de relation. Cela demande simplement des efforts conscients et une décision commune de s’investir dans la relation malgré le rythme tranquille du quotidien. 

 

Il n’y a aucun moyen de garantir que votre relation dure dans le temps. Mais vous pouvez mettre en place des actions pour augmenter vos chances. Pratiquez l’écoute active, soyez vous-même et connectez-vous régulièrement l’un avec l’autre. Ensuite, laissez votre alchimie faire son travail…

 

Pour être équilibrée, épanouie et en capacité d’écouter votre partenaire sans laisser vos émotions négatives dicter votre conduite, suivez le programme « Stable & Ancrée », par Fanny Huleux. Cliquez sur la bannière pour plus d’infos!

Le couple et le processus circulaire

Lorsque l’on pense au couple, on pense à deux personnes qui s’unissent et interagissent ensemble. Mais la réalité est plus complexe : chacun amène avec soi son passé, les interactions précédentes et des schémas bien établis qui faussent l’interprétation de la réalité des situations vécues. Cet état de fait peut rapidement poser problème mais, heureusement, le couple permet aussi de changer les croyances de l’un et de l’autre, avec le soutien conscient de son partenaire.

 

L’influence des interactions passées

Lorsque nous sommes enfants, nous enregistrons nos interactions avec les autres, et notamment avec nos parents, pour les transformer en schémas auxquels nous attribuons une valeur immuable, universelle, comme s’ils étaient voués à se reproduire sans cesse.

Par exemple, si la présence d’une petite fille gênait ses parents, elle peut avoir enregistré un schéma selon lequel elle EST gênante et apporter ce schéma dans toutes ses relations futures… d’où l’interprétation en couple : je suis gênante pour mon partenaire, il me dit qu’il est heureux que je sois là, cela ne peut être vrai.

Sachant que son partenaire amène avec lui également ses croyances, qui influent sur ses interactions, les relations peuvent rapidement se compliquer et mettent en cause, comme on le voit, plus de deux personnes :

Personne 1 (+ parents, anciennes relations, amis, etc) et personne 2 (+ parents, anciennes relations, amis, etc)

De plus, nos choix de partenaires se portent généralement sur ceux qui correspondent à nos croyances initiales et qui vont, ainsi, les renforcer : un cercle vicieux est en place. Notre inconscient souhaite, avant tout, non pas nous faire souffrir, mais nous éviter des désillusions : nous agissons donc en accord avec nos constructions du monde négatives et gardons nos filtres jusque dans le couple.

 

Comment éviter d’inviter son passé dans son couple ?

La toute première chose à faire est d’identifier ses schémas de pensée et de déconstruire ses croyances négatives et limitantes, ce qui nécessite généralement d’avoir recours à une thérapie car la compréhension intellectuelle du problème ne suffit pas à le résoudre : cette compréhension permet de poser les bases du travail qui est à effectuer. Il consiste à agir différemment pour obtenir des résultats différents et créer ainsi de nouvelles croyances, or, nous avons tendance à nous mentir à nous-mêmes et à retomber dans nos automatismes et dans nos schémas initiaux en justifiant nos choix grâce à nos croyances… limitantes (de plus, nous évitons le plus possible de nous confronter aux vérités qui nous dérangent). Un cercle sans fin dont un thérapeute compétent saura vous faire sortir.

Mony Elkaïm est psychiatre et psychothérapeute et l’une des principales figures de la thérapie familiale. Dans le livre « Vivre en couple », il développe la théorie suivante : les rapports dans le couple sont circulaires, chacun observe les actions de l’autre avec son propre filtre déformant, qui renforce ses propres croyances, en adaptant ses actions à ce qu’il a perçu. Plutôt que d’essayer d’agir chacun sur ses croyances, il considère qu’essayer de ne pas renforcer les croyances de son partenaire serait plus facile et induirait un changement sur ses propres croyances en retour : je vois clairement ce qui se passe chez l’autre, je ne renforce pas ses croyances, ce qui modifie son comportement, ce qui, par conséquent, ne renforce plus mes croyances.

Généralement, chacun essaie de trouver grâce à l’autre quelque chose qu’il pense ne pas pouvoir obtenir, fait en sorte inconsciemment de ne pas l’obtenir, reproche à son partenaire de ne pas lui avoir donné ce qu’il souhaitait et continue à essayer de l’obtenir. Donner réellement à son partenaire ce qu’il souhaite (plus d’attention ou plus d’espace, plus d’écoute…) permettrait ainsi de le libérer des croyances liées à son vécu (« Personne ne m’écoute jamais », « On me demande toujours plus », etc) et, par voie de conséquence, de se libérer également de son propre passé.

 

Pour identifier vos croyances limitantes, les situations qui les renforcent, les actions que vous pouvez mettre en place pour les transformer, nous vous conseillons le programme « Stable & Ancrée », par Fanny Huleux.