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Découvrir la MBSR avec Soizic Michelot 

Écrit par

Soizic Michelot est auteure et instructrice MBSR (Mindfulness-Based Stress Reduction, également appelée Méditation de pleine conscience). Elle est engagée auprès du grand public, auprès des étudiants, en médecine notamment, des soignants et des populations vulnérables.

Elle s’est orientée vers la méditation après des études littéraires et artistiques, en passant sept ans dans un monastère bouddhiste, dont trois ans en retraite méditative. Elle s’est ensuite formée aux approches laïques de pleine conscience. Elle partage aujourd’hui son temps entre l’écriture, la pratique et l’enseignement de la méditation et ses actions caritatives.

Découvrez dans cet article la MBSR et le parcours atypique de Soizic Michelot. Un deuxième article traitera plus spécifiquement de son livre « Méditer à travers l’Art ». Pour regarder cette interview, cliquez sur la bannière !

 

Les motivations premières

À vingt ans, Soizic Michelot est engagée dans des études littéraires et artistiques. De nature curieuse et anxieuse, elle se pose à l’époque de nombreuses questions et cherche à approfondir sa connaissance de l’humain.

Pour trouver des réponses et se rapprocher d’une forme de paix intérieure, elle part faire une retraite dans un monastère bouddhiste (en France). Elle découvre alors qu’il est possible de « tourner le regard vers l’intérieur ». Cette découverte est un moment décisif dans son parcours. Elle plonge à partir de là dans la pratique méditative.

Apprendre à méditer, approfondir l’étude et la compréhension des textes anciens, comprendre la nature du réel, de l’esprit, des fonctionnement émotionnels, apprendre à accueillir le changement… ont été le chemin en même temps que le but de ces sept années passées au monastère.

Elle ressent ensuite le besoin de revenir « dans le monde » pour mettre à l’épreuve son engagement et pour se rendre utile. Cette sortie du monastère est une rupture dans la forme mais pas dans le fond. Ses intentions et son engagement restent les mêmes. Mais, à présent, prendre sa place, oser partager, transmettre, s’exprimer, vivre le corps et agir semble la suite logique de son cheminement.

 

Méditation et attachement

Il n’y a pas de discours moral dans la méditation. Par exemple, cette pratique n’invite pas à se priver des plaisirs des sens mais à observer les mécanismes d’attachement à ces plaisirs. Puisque tout change tout le temps, s’attacher aux expériences plaisantes peut devenir une cause de souffrance. En ce sens, la méditation propose de savourer chaque instant mais sans s’attendre à ce que les expériences agréables durent indéfiniment.

 

Méditation et intention

Dans la voie méditative, le premier engagement est de ne pas nuire. Ni à soi-même, ni à autrui, ni à notre environnement. D’après l’expérience de Soizic Michelot, cet engagement est très difficile à tenir car le simple fait de vivre génère naturellement une empreinte carbone. Mais il est en revanche possible d’avoir un regard sur sa propre attitude et sur sa propre façon de vivre et de s’engager pour engendrer le moins de souffrance possible.

 

Méditation et contresens

Un des contresens les plus courant sur la méditation consiste à penser qu’elle est une action égoïste, une forme de nombrilisme ou de repli sur soi. Pourtant, lorsqu’on tourne le regard vers l’intérieur, il ne s’agit pas de narcissisme. Au contraire, la méditation nous invite à contempler nos zones de lumière mais aussi toutes nos zones d’ombre.

L’intention est de ressortir de cet entraînement avec un esprit plus clair, des intentions plus altruistes. Regarder vers l’intérieur de façon prolongée est une manière de contempler naturellement ses égoïsmes, d’apprivoiser ses limites, ses emportements émotionnels et parfois ses erreurs, autrement dit, de faire un honnête bilan avec soi-même.

Il s’agit donc bien d’avoir en regard intérieur mais au service des autres et du bien commun.

Au-delà des apparences, les temps d’arrêt méditatifs sont en fait des temps profondément relationnels puisqu’ils permettent de revisiter notre lien avec les autres et le monde qui nous entoure.

 

La Méditation de pleine conscience, une pratique courageuse

Les images véhiculées par les médias sont, d’après Soizic Michelot, souvent à côté de la réalité. Montrer une femme souriante, qui médite face à un coucher de soleil, est loin d’être représentatif de la pratique méditative. Ces images peuvent même créer de faux espoirs car, si la méditation peut avoir des effets relaxants, ce n’est pas son but premier.

C’est une pratique qui place, au contraire, le méditant face à de nombreux inconforts : insatisfactions, émotions plus ou moins confortables, frustrations, etc. La méditation nous expose à nos propres pensées, nos propres turbulences physiques, cognitives, émotionnelles, relationnelles… Et elle demande de regarder tous ces paysages intérieurs avec honnêteté, sans être complaisante mais tout en portant sur soi et son expérience un regard bienveillant, non-jugeant.

Pour toutes ces raisons, avoir un instructeur.trice pour commencer à pratiquer est indispensable.

Il est également nécessaire de se détacher des injonctions publicitaires et en particulier de celles véhiculées par le développement personnel. Devenir une meilleure version de soi-même, par exemple, est l’une de ces injonctions. Plutôt que de commencer à s’accepter telle que l’on est, on se met à fantasmer un meilleur soi du futur, à développer de nouveaux enjeux de performance.

Enfin, parmi les idées préconçues sur le sujet : méditer n’est pas faire le vide. L’intention n’est pas d’arrêter de penser mais de voir quelle relation on entretient avec ses pensées (Est-ce que je m’identifie à mes pensées ? Est-ce que j’entretiens une dépendance avec elles ou est-ce que je parviens à m’en détacher, à garder un espace de liberté ?).

 

La méditation : un espace d’amour inconditionnel

La pleine conscience pourrait être définie comme l’alliance de la vigilance et de la compassion. La posture attentionnelle à développer est aimante, respectueuse, chaleureuse et non-jugeante. Alors que l’attention est souvent réduite à la concentration, la MBSR permet d’entrer dans une relation douce, entière et claire, tout en venant au contact de ses propres paradoxes et de sa propre complexité.

Lorsque l’on contemple son expérience, on apprend à poser un regard sans jugement, à suspendre les notions de bien et de mal. Les pensées et les émotions sont simplement reconnues comme elles sont et conscientisées.

En ce sens, la méditation est un espace d’exploration sans enjeux, un espace d’amour inconditionnel. Or, l’amour ou le simple respect de soi est parfois soumis à de nombreuses conditions. Nous instaurons, sans forcément nous en rendre compte, une forme de maltraitance à vouloir être parfaite, à vouloir être mieux ou autrement… Plutôt que de nous accepter comme nous sommes.

Pour changer, on ne peut pas faire l’économie de reconnaître pleinement où on en est, même si l’on souhaiterait ne pas avoir à passer par cette étape. Celle-ci est pourtant une phase essentielle. Il ne s’agit pas de déni ou de stagnation mais d’une forme de clarté qui paradoxalement est proactive. Car quand on s’accueille soi-même, il y a alors la possibilité de l’apaisement et du mouvement.

 

Comment trouver le bonheur ?

On attend souvent que le bonheur vienne de l’extérieur. Or, le bonheur est avant tout une disposition intérieure, une ouverture au réel, à l’altérité, une ouverture inconditionnelle à l’impermanence. Tout est connecté au changement et notre degré de satisfaction vient en partie de notre capacité à accepter l’imprévu et les mouvements inéluctables de la vie.

 

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