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Les traumas familiaux

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Les traumatismes familiaux sont des souffrances intrafamiliales, qui peuvent être transgénérationnelles. Ces souffrances, parfois enfouies ou cachées, sont différentes d’une personne à une autre, mais constituent le trauma familial. Au sein d’une même famille, les traumas communs, dont ses membres sont victimes, peuvent endommager le système familial, voire remettre en cause les valeurs et mœurs du groupe. Comment certaines pathologies peuvent-elles être reliées aux traumas familiaux ? Qu’est-ce que les traumas familiaux et comment se manifestent-ils ?

 

Le trauma familial, c’est quoi ?

 

Dans son ouvrage Les familles qui ont la tête à l’envers, revivre après un traumatisme familial, Robert Neuburger, psychiatre et psychothérapeute de famille, définit le traumatisme comme une trace, une conséquence d’un choc, isolé ou répété, volontaire ou non.

Un trauma n’étant pas une violence, mais le produit d’une violence. Pour lui, est traumatisant le fait de ne pas avoir été respecté dans son intégrité, dans son intimité, dans son corps, ses convictions ou son droit à l’existence.

 

Les mythes familiaux : quel rôle dans la construction des traumas familiaux ?

 

Dans le langage des thérapeutes, on parle de mythes familiaux pour désigner l’ensemble des règles, valeurs, mœurs, et spécificités de la famille. Dans les mythes familiaux, il existe trois sortes de signifiants :

  • ceux qui indiquent le destin individuel : ce qu’on doit devenir quand on fait partie d’une famille
  • ceux qui indiquent comment on doit se comporter vis-à-vis des autres membres du groupe familial
  • ceux qui signalent comment penser et comment agir face aux autres, étrangers au groupe

L’existence de ces mythes familiaux sert à faciliter la greffe nécessaire entre deux personnes qui fondent une famille, chacun apportant ce qu’il a reçu de ses propres mythes : normes, valeurs, idéaux…

 

Le traumatisme familial est la conséquence d’une atteinte à la dignité d’un groupe familial. La dignité est comprise comme le droit à la famille d’exister aux yeux de la société et de la famille élargie. Ainsi, elle inclut le droit d’exercer une forme de souveraineté sur un territoire d’intimité familiale. La famille gère son existence comme elle le souhaite, pour autant que les lois et les mythes soient respectés.

Les attaques portées au mythe de la famille entraînent un empêchement du fonctionnement des mécanismes réparateurs, présents dans la famille. On voit alors apparaître une pathologisation des uns et des autres. Le trauma touche la partie mythique du groupe, celle qui donne vie, qui permet d’exister ou justifie son existence. C’est pourquoi il est souvent si profond et parfois même transgénérationnel.

 

Une situation traumatique, c’est quoi ?

 

Les situations traumatiques ne sont pas forcément des génocides, des viols, des crimes ou des incestes. Les faillites, les licenciements, les injustices, les divorces, les abandons ou les humiliations peuvent aussi devenir l’objet de traumatismes… Il n’existe pas de rapport nécessaire entre la violence et la gravité d’un événement et son impact sur le groupe familial.

 

Prenons l’exemple d’une famille de trois enfants, s’entraînant assidûment au hockey pendant plusieurs années, partageant cette passion commune et voyageant ensemble grâce à ce sport. Lorsque le coach de l’équipe change, ils sont forcés de quitter le club. Suite à cet arrêt du hockey, le père de famille fait une dépression.

Pourquoi ? En commençant une thérapie, il se rend compte qu’il a toujours voulu une famille unie et solidaire, à cause du décès de ses parents lorsqu’il était enfant. La perte de ce sport qui unissait la famille a été difficile pour lui et peut être considérée comme un trauma familial.

 

Il existe deux types de traumas familiaux :

  • Le trauma interne à la famille :
    • Quelqu’un a failli, transgressé les mythes : abus sexuel, délit, meurtre ou simple effraction à la loi morale comme mésalliance, adultère, divorce…
  • Le trauma externe à la famille :
    • Vol, abus de confiance, escroquerie, viol, accident, faute médicale, catastrophe naturelle, racisme, xénophobie, persécutions, guerres, expatriations, assassinats…

Cependant, il faut noter qu’une catastrophe n’entraîne pas forcément un trauma, mais peut renforcer l’unité de la famille.

 

Les traumas familiaux sont parfois à l’origine de nombreux blocages dans votre vie. Il est important de travailler à transformer ses traumas, pour casser la chaîne et ne pas entraîner de blessures transgénérationnelles.

Si vous avez besoin d’accompagnement dans cette démarche, nous vous conseillons le programme « Stable & Ancré·e », par Fanny Huleux.

 

 

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