Quelle est la fonction de la peur?

Nous avons tous déjà expérimenté la peur. Parfois pour une bonne raison, parfois avec la sensation que cette émotion si particulière était inutile. Pourtant, la peur est rarement dénuée de sens et de raison. Elle est généralement liée à un danger réel, à la société, à notre éducation ou à nos précédentes expériences. Comme toutes les autres émotions que nous pouvons rencontrer au cours d’une journée, la peur est essentielle et il convient d’apprendre à vivre avec elle, de l’écouter… ou de la dépasser.

Mais toutes nos peurs sont-elles utiles ? À quoi servent-elles et comment les comprendre ?

 

Nous prévenir d’un danger

 

Initialement, les peurs ont été créées par notre cerveau pour nous prévenir d’un potentiel danger qui pourrait mettre en péril nos chances de survie. Au temps de nos ancêtres, ces peurs servaient à survivre, à chasser et à perpétuer l’espèce. Certaines de ces peurs font partie des peurs relatives à notre espèce, comme la peur de mourir ou de l’obscurité. Ces peurs sont très utiles, car elles permettent à notre corps et à notre cerveau d’agir pour notre propre sécurité.

Cependant, certaines peurs dépendent de nos différents apprentissages. Certaines sont apparues avec la culture occidentale, d’autres suite à différents événements. Prenons notamment l’exemple de la peur de la foule, l’agoraphobie, qui s’est particulièrement accentuée et développée à cause de la crise sanitaire. Cette peur est apparue et a été amplifiée par les différents confinements. Ainsi, on peut dire qu’elle nous prévient d’un danger, sans pour autant rester rationnelle. Elle devient parfois si forte qu’elle en est inconfortable, c’est pourquoi il faut savoir identifier nos peurs pour les comprendre et travailler sur leur intensité.

 

La peur est un réflexe à une menace

 

Selon Mary C. Lamia, psychologue clinicienne et psychanalyste, la peur est une réponse, presque un réflexe à une menace. Elle est essentielle à notre survie, car elle nous protège de la souffrance ou de la mort. Cette peur est également présente chez les animaux, déclenchée par des situations innées ou apprises. Cela les aide notamment à repérer un prédateur.

Lorsque notre organisme reçoit une information de peur, nous adoptons un comportement que l’on peut qualifier d’évaluation du risque. Ainsi, nous pouvons adapter notre réaction à ce que nous ressentons et au risque encouru dans cette situation : se figer, fuir, combattre…

Si la peur est parfois utile, dans une forêt peu éclairée par exemple, ou lors d’un accident de la route, elle peut également être handicapante lorsqu’elle se présente dans des situations inopinées.

 

La peur acquise

 

Certaines peurs peuvent être appelées des “peurs acquises”. Ce sont des peurs apprises, développées depuis les premiers mois de la vie jusqu’à aujourd’hui. Par exemple, quelqu’un qui a été piqué par une guêpe est susceptible d’en avoir peur dans le futur.

Anne-Marie Mouly, chercheure au Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon, explique que nous avons une “mémoire de peur”.

Ce conditionnement peut être amoindri grâce à des thérapies et des techniques thérapeutiques comme l’EFT ou l’EMDR.

 

Derrière nos peurs se cache un besoin

 

Pour identifier la cause de nos peurs, nous pouvons faire appel à notre mémoire de peur. Selon Charles Rojzman, psychosociologue, les peurs qui en appellent à nos émotions et à nos sentiments sont généralement liées à un désir, à un besoin non comblé.

En voici quelques exemples :
– Peur de rater : besoin d’être reconnu
– Peur de manquer : besoin de vivre de façon intense et joyeuse
– Peur de dire ce que je pense : besoin d’être compris et accepté
– Peur d’être rejeté : besoin d’être en lien avec les autres et d’être aimé
– Peur des conflits : besoin d’avoir des relations apaisées – d’être reconnu dans la relation
– Peur de montrer mes émotions : besoin de sécurité

 

Vous reconnaissez-vous dans ces peurs ?

 

Certaines de vos peurs vous empêchent de vous épanouir? Nous vous conseillons de travailler sur vous avec Fanny Huleux pour vous réaliser pleinement. Optez pour un bilan offert pour faire le point sur votre situation et obtenir des recommandations d’actions à mettre en place.

 

Brrr… Loups, monstres et cie : Comment gérer les peurs des enfants ?

Vous souvenez-vous de vos peurs d’enfant ? Les images d’un ogre terrifiant, d’un monstre caché sous le lit, d’une sorcière surgissant de l’obscurité et du très célèbre loup, qui allait sûrement vous dévorer, vous viennent en tête ? Brrr… Aujourd’hui, ce sont vos enfants qui vous réveillent les nuits d’orage, persuadés d’avoir vu une créature aux grandes dents et aux yeux rouges s’approcher de la fenêtre.

Presque tous les enfants passent un jour par la peur du noir, des monstres, de l’orage ou encore des fantômes. Les peurs enfantines sont courantes et font même partie intégrante du développement de l’enfant. Mais alors, d’où viennent ces peurs et comment accompagner vos enfants pour les aider à les surmonter ?

 

D’où viennent les peurs chez les enfants ?

 

La peur est l’une des grandes émotions que l’on ressent dès le plus jeune âge. Elle nous alerte face à une menace, que celle-ci soit réelle ou non. Chez l’enfant, la peur se manifeste différemment selon son âge et son imagination. Chez le tout-petit, vers huit mois, la peur de l’abandon et de la séparation apparaît ; à un an, le bruit de l’aspirateur ou du mixeur peut le terrifier, puis, vers deux ans, c’est la fameuse peur des monstres, des créatures imaginaires, des clowns et du noir qui fait son apparition. Chez les plus grands, à partir de cinq ans, ce sont des peurs associées à des objets ou des situations particulières (le dentiste, les insectes…). Entre cinq et douze ans, les premières peurs sociales (parler en public, être rejeté à l’école, etc), qui se rapprochent de celles des adultes, émergent.

 

On distingue généralement trois origines principales pour les peurs enfantines :

Les peurs développementales ou classiques

Elles apparaissent et disparaissent au rythme du développement de l’enfant. Il s’agit de la peur des fantômes, du noir, des monstres… Ces peurs transitoires sont souvent amplifiées par l’imagination de l’enfant qui ne fait pas bien la distinction entre imaginaire et réel. Elles sont parfaitement saines et lui permettent de se construire.

Les peurs acquises

Comme le rappelle la psychologue, psychothérapeute et spécialiste de l’enfance, Anne BACUS, ces peurs surviennent à la suite d’une expérience déjà vécue par l’enfant. Cela peut aller de la simple peur d’avoir du shampoing dans les yeux, à des peurs plus profondes qui font suite à un événement très traumatisant dont l’enfant a été témoin ou victime.

Les peurs empruntées ou copiées

Les enfants reproduisent très souvent le comportement des parents. Si vous paniquez devant un serpent, alors votre enfant risque de réagir de la même manière. Il « copie » votre peur.

 

Les manifestations de la peur

 

Le sentiment de peur peut se manifester de façon verbale ou non verbale. S’il est en âge de parler, votre enfant vous parlera peut-être de ce qu’il ressent et de ce qui lui fait peur. S’il n’en parle pas, certains signaux peuvent être révélateurs : il ne veut pas aller dormir, vous appelle à de nombreuses reprises lorsqu’il est couché, exige que la porte de sa chambre reste ouverte ou que sa lampe de chevet soit allumée, ne veut plus aller à l’école, il ferme les yeux en entrant dans une pièce ou se cache derrière vous, il fait régulièrement des cauchemars, pleure ou montre des signes d’anxiété face à certaines situations.

 

Comment apaiser les peurs des enfants ?

 

Quelle que soit l’origine des peurs, il est important d’accompagner l’enfant afin qu’il puisse les surmonter.

Ecouter et accueillir l’émotion de votre enfant

Selon la psychothérapeute Isabelle Filliozat, la peur de votre enfant doit être accueillie et respectée. Même si vous ne comprenez pas ce qui peut l’effrayer, il ne faut pas minimiser ses émotions mais lui montrer que vous prenez au sérieux ses craintes. À partir du moment où l’enfant se sentira soutenu et compris, il pourra écouter vos paroles rassurantes.

Mettre en avant les petites victoires

N’hésitez pas à encourager votre enfant et à lui faire remarquer qu’il a réussi à surmonter une peur ou à maîtriser ses émotions. Il sera fier de lui et entrera dans une spirale positive qui l’aidera à faire face lorsqu’une nouvelle situation effrayante se présentera.

Imaginer avec lui des réponses à ses peurs

Si votre enfant craint les monstres, vous pouvez réaliser ensemble un spray anti-monstres à vaporiser dans la chambre. S’il a peur du noir, laissez-lui une lampe à côté du lit ou dites-lui de s’imaginer en héros qui n’a pas peur du noir. Tout cela le rassurera et l’aidera à se détendre. Demandez-lui également de réfléchir à des solutions pour dompter sa peur : vous remarquerez qu’il a de nombreuses ressources en lui qu’il ne soupçonne pas !

S’aider des livres pour apaiser les peurs

Les livres sont un excellent support pour dédramatiser les peurs et aborder le sujet avec les enfants. “Le livre qui a peur”, de Cédric Ramadier et Vincent Bourgeau, ou encore “Va-t’en grand monstre vert !”, de Ed Emberley, sont de grands classiques.

 

L’histoire du soir, comme tous les rituels, rassure les enfants. C’est de plus un moment privilégié dont petits et grands profitent : à ne pas zapper, même après une journée fatigante. Une histoire, un câlin et un bisou chasseront à coup sûr les vilains monstres, pour des nuits sereines pour vos petits et des soirées zen pour vous !

 

Peurs et angoisses les plus courantes et quelques astuces pour les transformer

Peur de l’avion, des araignées, de la foule ou encore de la mort, de nombreuses peurs et angoisses existent. Certaines sont cependant plus répandues que d’autres, qui ne sont pas toujours reconnues. Pour comprendre et transformer les peurs les plus courantes qui existent, il convient de les comprendre et de les identifier. Mettre le doigt sur une peur permet non seulement de travailler à la rendre moins forte, mais également de mieux se comprendre et de mieux se connaître. Quelles sont alors les peurs les plus répandues, et comment les transformer en un sentiment positif ?

 

La peur, une émotion ?

 

D’après Denise Jodelet, maître de conférences en sciences sociales, la peur est rangée dans la catégorie des émotions. Un ensemble de recherches interculturelles menées par Scherer et ses collaborateurs en 1986 révèle que la peur fait partie des émotions au même titre que la joie, la tristesse, la colère et l’amour. Cependant, ils démontrent aussi que la peur est l’émotion qui semble être la moins liée à des situations sociales, contrairement aux autres émotions. En effet, un individu qui a peur des accidents, des agressions, de la maladie, ou encore de la prise de risque, n’a pas plus de risque de ressentir de la peur dans une situation sociale que seul.

Pourtant, une peur en particulier représente l’exception. Cela est d’autant plus intéressant qu’elle se hisse en haut du tableau des peurs les plus courantes.

 

Quelles sont les peurs les plus courantes ?

 

Le site gouvernemental britannique du National Health Services a listé les 10 phobies les plus fréquentes selon une enquête de l’association Anxiety UK :

  • Phobie sociale : peur d’être exposé à certaines situations sociales
  • Éreutophobie : peur de rougir
  • Amaxophobie : peur de conduire ou de prendre la voiture
  • Hypocondrie : obsession au sujet de son propre état de santé
  • Aérophobie : crainte de l’air frais, des courants d’air et du vent
  • Arachnophobie : peur des araignées
  • Zoophobie : peur des animaux
  • Claustrophobie : peur des endroits clos

Peut-être avez-vous déjà entendu parler de certaines de ces phobies, ou que vous les vivez vous-mêmes. On remarque que la première place du podium revient à la phobie sociale ou la peur de se retrouver dans une situation sociale:  les rencontres, une prise de parole en public, un coup de téléphone… Exacerbée avec la crise sanitaire, cette phobie est de plus en plus souvent identifiée. Heureusement, il existe désormais des thérapies conçues et pensées spécifiquement pour aider les personnes qui en ressentent le besoin à dépasser leur peur et à pouvoir vivre une vie normale.

 

Comment gérer ses angoisses et ses peurs ?

 

D’après Christophe André, la peur est composée de trois dimensions : émotionnelle, psychologique et comportementale. La dimension comportementale de la peur est celle qui provoque des sensations physiques et qui influence les décisions prises par le sujet. Lorsque quelqu’un préfère prendre le train plutôt que la voiture parce qu’il est amaxophobe, même si ce n’est ni pratique ni avantageux, c’est une décision de la dimension comportementale de la peur. En travaillant sur ces comportements, il est possible d’inverser la tendance. Christophe André recommande de comprendre de quoi la peur se compose, pour ensuite se confronter aux situations redoutées. D’après lui, éviter l’évitement est le meilleur moyen de faire comprendre à sa peur que les évitements ne l’aideront pas à bien vivre ni à vaincre la peur une bonne fois pour toutes. De plus, plus les situations sont évitées, plus la peur s’intensifie.

 

Pour calmer les peurs et les angoisses, plusieurs axes de psychothérapie sont à tester et à maintenir dans la durée :

  • Désobéir à ses peurs en évitant d’éviter
  • S’informer sur la peur et ce qui nous fait peur
  • Modifier sa vision du monde
  • Se confronter aux peurs
  • Se respecter et faire respecter ses peurs aux autres
  • Réfléchir à l’origine de sa peur
  • Prendre soin de soi en y allant doucement
  • Se relaxer, méditer
  • Maintenir ses efforts sur la durée

 

Si vos peurs vous paralysent et gênent votre vie sociale, nous vous conseillons de réaliser un bilan avec Fanny Huleux. Elle vous fera des recommandations pour les affronter.

Quand la peur de communiquer est trop forte

Lorsque l’on parle de peur de communiquer, on peut facilement imaginer ce stress que l’on ressent avant une prise de parole en public ou un rendez-vous important. Même si cette peur est plus ou moins forte selon les situations, elle n’en reste pas moins très fréquente et touche tout le monde. Pas besoin d’être introverti·e ou timide pour avoir déjà expérimenté cette peur de communiquer qui fait trembler les jambes et palpiter le cœur.

 

Qu’est-ce que la peur de communiquer ?

 

La peur de communiquer peut être facilement définie comme l’apparition de signaux physiques et psychiques d’alerte avant ou pendant une situation de communication. Plus l’enjeu est important, plus la peur sera intense.

Pour les personnes timides, cette peur de communiquer est fréquente au quotidien, car les relations sociales sont difficiles et nouer des liens peut demander un véritable effort. Cependant, même les personnes extraverties peuvent développer une peur de communiquer. Cela arrive notamment lorsqu’elles sont dans une situation dans laquelle elles ont du mal à s’affirmer ou qu’elles ont peur de ce que les autres pourraient penser d’elles. Certains sujets de conversation peuvent aussi amener une peur de communiquer, même pour les personnes extraverties qui n’ont aucun mal à sociabiliser avec les autres.

Prendre la parole en public est un exercice difficile pour tous, mais qui peut devenir de plus en plus facile au fil de la pratique. C’est l’exemple le plus parlant lorsque l’on parle de peur de communiquer, car nous avons tous un souvenir d’un exposé ou d’une présentation que nous redoutions dans notre enfance ou dans notre vie d’adulte.

 

Peur de communiquer : différente de la phobie sociale

 

Pour Christophe André et Patrick Légeron, 7% des patients de médecins généralistes souffrent de phobie sociale aux Etats-Unis. C’est donc la troisième pathologie mentale après la dépression et l’alcoolisme. Pourtant, elle n’est répertoriée dans le DSM (le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) que depuis 1980. Très peu reconnue, la phobie sociale reste discrète et ne dérange pas, c’est pourquoi elle est si peu prise en charge et n’est pas considérée comme une véritable maladie.

Parmi les symptômes de la phobie sociale, on peut retrouver :

  • peur persistante d’une ou plusieurs situations dans laquelle il est exposé à l’observation d’autrui
  • peur d’agir de façon humiliante ou embarrassante
  • anxiété intense à l’approche de ces situations
  • conscience de la nature excessive ou irrationnelle de ses craintes
  • aucun échange n’est anodin
  • repli sur soi
  • conséquences sur la vie personnelle et professionnelle

Afin de contrer cette phobie sociale, de nombreuses thérapies existent comme l’EFT, l’EMDR ou les thérapies cognitivo-comportementales.

Attention, la peur de communiquer dans une situation stressante comme une prise de parole en public ou un rendez-vous important ne s’apparente pas à de la phobie sociale. C’est une peur de communiquer classique et très fréquente qui touche la majorité de la population.

 

Lorsque la peur de communiquer apparaît pendant l’enfance

 

Lorsque vous étiez enfant, la peur de communiquer était peut-être déjà présente. Certains enfants, lorsqu’ils n’arrivent pas à s’exprimer tel qu’ils aimeraient le faire, tombent dans le mutisme. Caractérisé par une disparition brutale de la parole chez un enfant qui l’avait déjà acquise, le mutisme sélectif peut s’effacer avec le temps et la maturité, tout comme il peut être travaillé notamment grâce à des exercices et astuces.

Cette peur de communiquer se travaille chez les enfants, et elle n’est pas fixe. Tout comme chez l’adulte, il est normal qu’un enfant ait peur la veille d’un exposé ou avant une rentrée, tant que cette situation ne perdure pas dans le temps.

 

Des astuces pour mieux gérer la peur de communiquer

 

Lors d’une présentation ou d’une prise de parole en public, voici quelques astuces pour mieux communiquer et ne pas paniquer :

  • Maîtriser son intervention et connaître son sujet sur le bout des doigts afin de gagner en assurance
  • Retrouver des points d’appuis en ancrant son corps dans le sol, puis respirer en gonflant le ventre, doucement
  • Démarrer doucement, sans vouloir se presser, quitte à ce qu’il y ait des passages moins dynamiques. Prendre son temps permet de reposer les bases et de calmer son esprit
  • S’inscrire à un cours de théâtre ou à un accompagnement spécifique

 

Vous manquez de confiance en vous et vous communiquez difficilement? Nous vous conseillons de travailler sur vous avec Fanny Huleux en optant pour un bilan offert ICI.

 

Un fauteuil et un livre : « Les quatre peurs qui nous empêchent de vivre » de Eudes Séméria

Les peurs quotidiennes sont encore assez mal comprises car les psychologues s’intéressent, en règle générale, principalement aux phobies. Les classifications existantes  (phobies/peurs, peurs constructives/peurs inadéquates, peurs enfantines/peurs adultes, etc) n’apportent pas un éclairage suffisant pour permettre de les dépasser.

Dans son livre, « Les quatre peurs qui nous empêchent de vivre », Eudes Séméria*, psychologue clinicien et psychothérapeute, propose une classification des peurs en quatre grandes catégories de peurs fondamentales, qui constituent les quatre parties du livre :

  • La peur de grandir
  • La peur de s’affirmer
  • La peur d’agir
  • La peur de se séparer

Sortir de ces peurs est possible et permet de devenir véritablement adulte.

*Pour lire l’article sur l’échange entre Fanny Huleux et Eudes Séméria, cliquez ICI et pour voir l’interview, cliquez sur la bannière en bas de page.

 

6 raisons de lire « Les quatre peurs qui nous empêchent de vivre » :

 

Raison n°1 : Eudes Séméria est psychologue et psychothérapeute. Il est vice-président et membre fondateur de l’Association Française de Psychologie Existentielle, chercheur et auteur. Il aborde nos peurs sous différents angles pour un ouvrage très complet, à la fois théorique et pratique.

 

Raison n°2 : Vous allez comprendre de nombreuses choses, à la fois sur les peurs mais aussi sur vous-même, et avoir les moyens d’évoluer grâce aux clefs thérapeutiques présentées par Eudes Séméria.

 

Raison n°3 :  Vous allez probablement vous reconnaître dans ce livre grâce aux nombreux exemples et situations décrits par l’auteur. Ce ne sera pas toujours confortable mais vous aurez toutes les clefs en main pour évoluer et pour vous épanouir dans votre vie d’adulte.

 

Raison n°4 : Beaucoup des problèmes que nous pensons avoir sont en fait liés à des peurs inconscientes, telles que la peur de grandir, par exemple. Or, nous avons tendance à traiter les symptômes sans réfléchir aux causes (par exemple, prendre des somnifères pour dormir lorsque l’on est sujet aux insomnies). Accepter de prendre sa place d’adulte, grâce à de petites actions permettant de changer de posture, c’est reléguer ses peurs d’enfant dans le passé et se libérer des problèmes qui leur sont associés.

 

Raison n°5 : Le livre est passionnant et se lit avec plaisir. Le contenu est riche d’enseignements mais accessible et clair.

 

Raison n°6 : Pour nous épanouir réellement et vivre NOTRE propre vie, il est nécessaire de devenir adulte. La lecture de ce livre va vous permettre d’avancer vers cet objectif.

 

 

Ce livre est-il pour vous ?

 

Vous vous reconnaissez dans l’une des situations suivantes ?

  • Vous avez beaucoup de mal à aller vous coucher et vous vous endormez tard ou devant la télé
  • Votre ours en peluche d’enfant se trouve dans votre chambre d’adulte
  • Vous vous habillez avec des vêtements trop grands
  • Vous êtes en surpoids
  • Vous n’avez que peu de souvenirs liés à votre enfance
  • Vous pensez ne pas être né.e à la bonne époque
  • Ne rien faire vous pèse et vous comblez chaque minute d’inactivité en pianotant sur votre téléphone, en regardant la télé ou en comptant vos pas, les marches d’escalier, les voitures…
  • Vous êtes un bourreau de travail ou vous consacrez tout votre temps à aider les autres
  • Vous perdez sans cesse vos clefs, votre téléphone ou vos mots de passe
  • Vous avez peur de vieillir
  • Vous pensez que votre vie n’a pas de sens
  • Vous êtes souvent angoissé.e
  • Vous avez l’impression de faire semblant d’être adulte
  • Vous dîtes « oui » à tout

Ce ne sont que des exemples de situations parmi tant d’autres évoquées dans le livre de Eudes Séméria. Si vous vous reconnaissez ou reconnaissez vos proches dans l’une de ces caractéristiques, la lecture de ce livre va vous apporter un éclairage différent et des idées d’actions simples et concrètes à mettre en place pour changer de posture et dépasser « Les quatre peurs qui nous empêchent de vivre ».

 

L’avis de Fanny Huleux et de la rédaction :

 

Nous vous recommandons vivement la lecture de ce livre ainsi que le visionnage de l’interview de Eudes Séméria (cliquez sur la bannière !).

Nous vous souhaitons une bonne lecture et un bon voyage à la découverte de vous-même… Bienvenue dans le monde des adultes !

 

 

Sortir de la peur de grandir avec Eudes Séméria

Eudes Séméria est psychologue clinicien et psychothérapeute ; il est l’auteur de plusieurs livres, d’articles et de documentaires pour la télévision.

Pour voir ou revoir son entretien avec Fanny Huleux, cliquez sur la bannière !

 

Eudes Séméria est psychologue clinicien et psychothérapeute, ce qui signifie qu’il a fait des études universitaires en psychologie et traite les troubles cliniques, les maladies et les problèmes psychiques. Il est également psychothérapeute et maîtrise des techniques et des concepts permettant de poser un diagnostic et de mettre en place des psychothérapies, pour traiter la dépression, par exemple. Cependant, à la différence d’un psychiatre, qui est médecin, il ne prescrit pas de médicaments.

Dans le livre « Les quatre peurs qui nous empêchent de vivre », Eudes Séméria évoque quatre peurs essentielles :

  • La peur de grandir
  • La peur de s’affirmer (pas de confiance en soi ; on s’accroche à un leader, par exemple)
  • La peur d’agir, d’aller de l’avant
  • La peur de se séparer (ou de faire confiance) qui peut être révélée par la dépendance affective.

Son livre est une invitation à prendre sa place, à grandir, à accepter de déplaire, en dépassant ces quatre peurs.

 

L’isolement ontologique et la bulle fusionnelle

Lors des repas de famille, comme le jour de Noël, chacun tient le rôle appris pendant l’enfance. Si l’un des membres de la famille change de rôle, les autres ne comprennent pas et cela les insécurise (d’où les disputes parfois).

Noël est comme une pièce de théâtre pendant laquelle on recréerait la famille d’origine (les adultes d’aujourd’hui étaient les enfants) mais cette famille n’existe plus (ils ne sont plus des enfants). On peut vivre les choses très simplement (le temps d’une soirée, on reprend sa place d’enfant). Cette bulle fusionnelle a pour but de sécuriser la famille face aux enjeux considérables de l’existence (on va mourir un jour, ce que l’enfant découvre très tôt).

Nous sommes seuls dans la vie : nous ne pouvons pas fusionner nos consciences (ce que l’on nomme « l’isolement ontologique »), on peut se serrer dans les bras mais nous sommes tous isolés dans notre être. Cet isolement pose la question du sens (« Qu’est-ce que je vais faire de ma vie ? ») et la question de la responsabilité, des choix que nous devons faire constamment.

La bulle fusionnelle (ou la « base de sécurité », en psychologie du développement, qui est représentée par la famille) nous protège mais l’enjeu, pour vivre sa propre vie, est de sortir de cette base de sécurité et d’aller affronter la vie en dehors de la bulle fusionnelle et donc de sortir de sa place d’enfant (ce qui va déstabiliser les parents, déjà déstabilisés par le simple fait que l’enfant ait grandi, que son corps ait changé, qu’il ait rencontré un conjoint, fait des enfants). Par le seul fait de sortir de la bulle, l’adulte trahit la famille.

C’est un grand principe de la vie de l’adulte, la « trahison » est toujours présente : faire des choix implique de mettre en place une hiérarchie : quand on déjeune avec un ami, on ne déjeune pas avec un autre, par exemple. Il faut admettre ce principe ainsi que le fait que nous ne sommes pas obligés d’obéir à nos parents.

 

L’estime de soi et le passage à l’âge adulte

L’estime de soi est en lien avec le fait de prendre sa place. On peut se trouver dans un cercle vicieux : « Je n’ai pas d’estime de soi donc je ne prends pas ma place ; je ne prends pas ma place donc je n’ai pas d’estime de soi »… Tout se joue en fait dans le rapport avec les parents : c’est la position que l’on occupe par rapport à ses parents qui va déterminer notre estime de soi. Lorsque l’on a peu d’estime de soi, que l’on est timide, on occupe une position d’enfant (on est l’enfant de ses parents… qui peuvent avoir disparu ou vivre loin : il s’agit d’une posture) et l’on voit donc le monde à la hauteur de l’enfant, ce qui fait que tous les autres semblent grands et imposants.

Certains gestes et certains mots révèlent une posture d’enfant : à quarante ans, appeler ses parents tous les jours est révélateur (à quarante ans, on mène sa vie). Appeler sa mère « Maman » lorsque l’on parle d’elle à des inconnus est également révélateur. Prendre de la confiance en soi, c’est changer de place par rapport à ses parents et poser des actes par rapport à ça.

 

On devient adulte mais notre « moi » émotionnel peut être en décalage et être resté infantile :

Il s’agit de comprendre que nos parents n’ont pas de droit de vie et de mort sur nous (même s’ils nous ont donné la vie et que notre survie a dépendu d’eux) et de le marquer à travers des actes (l’émotionnel suivra) : passer du « Maman » à « ma mère », leur dire ce que l’on a décidé pour sa propre vie, ne pas se tourner systématiquement vers eux en cas de problème (bricolage à faire, souci financier, déception, etc). Eudes Séméria conseille ici de suivre la « règle PCR » : on évite les Plaintes, les Conseils, les Reproches (les leurs comme les nôtres). Il est nécessaire de faire le deuil de ses parents en tant que parents pour instaurer une relation d’adulte à adultes.

 

Le poids du passé et le sens de la vie

On ne réparera jamais les manques que l’on a vécu pendant l’enfance (excepté ce qui relève du pénal comme le viol ou la maltraitance, qui demandent réparation) : le manque d’amour, le manque d’attention, etc, ne se réparent pas. Tant que l’on espère une réparation, une approbation ou la manifestation de ce qui a manqué, on reste dans une posture d’enfant. Il faut plutôt dépasser ses blessures que les réparer et être dans l’acceptation du passé.

Faire la chronologie de sa vie pour replacer ses émotions dans le passé permet de réécrire son histoire et d’éviter « l’effet calque » (par exemple, on peut se sentir mal tous les ans en septembre à cause de rentrées des classes difficiles ; nous ne sommes plus à l’école, cette souffrance n’a plus lieu d’être). Il faut alors réécrire son histoire, ranger ses émotions, faire des choix, revisiter ses certitudes…

Nos défenses psychiques sont matérialisées dans notre environnement : observer son logement permet de voir où on en est, de remarquer des analogies entre un frigo ou des placards « obèses » et nos problèmes de poids, par exemple. Il est parfois nécessaire de travailler sur la peur de manquer pour parvenir à faire des choix : pourquoi ne pas se débarrasser des livres que nous n’avons pas aimés et de ceux que nous ne lirons plus jamais ?

Tout ce qui est en trop et tout ce qui manque dans notre environnement est révélateur et permet de se poser d’autres questions :

  • Suis-je attentif.ve à ce qui me concerne ?
  • Suis-je ma propre priorité ?
  • Comment est-ce que je le prouve tous les jours ?
  • Quelles limites je mets entre mes parents et moi ?
  • Qu’est-ce que je vais faire de moi sur cette Terre ?
  • Ai-je choisi mon métier ?

Ces questions permettent de devenir plus adulte. Il faut s’accorder de l’importance à soi-même et poser des limites.

Pour trouver le sens de sa vie, on peut utiliser la chronologie de sa vie : qu’est-ce qui revient ? Quels sont mes passions d’enfant ? Lorsque l’on a les réponses à ces questions, on les transforme pour les adapter : on transforme ainsi ses rêves d’enfants pour en faire des rêves d’adulte, on en fait une priorité et l’on cherche à se développer ; tendre vers une évolution permet de donner du sens.

 

La notion de limites est également très salutaire : Eudes Séméria explique qu’il est nécessaire d’évoluer tout en gardant les pieds sur terre. Dès que l’on pose des limites, on obtient du pouvoir, le monde répond. Le merveilleux est là.

Un fauteuil et un livre : petite sélection d’ouvrages de Xavier Cornette de Saint Cyr

Xavier Cornette de Saint Cyr est coach et auteur de nombreux livres de développement personnel. Pour voir ou revoir son échange avec Fanny Huleux, cliquez sur la bannière, et pour lire l’article retranscrivant l’interview, cliquez ICI.

 

Xavier Cornette de Saint Cyr a écrit sur de nombreux sujets, qu’il parvient à rendre accessibles à tous. Nous vous présentons ici une sélection de trois livres : le choix de Fanny Huleux, celui de la Rédaction et celui de Xavier Cornette de Saint Cyr.

 

 

Le choix de Fanny Huleux : « Petit cahier d’exercices pour découvrir ses talents cachés »

 

Il y a quelques années, Fanny Huleux est entrée dans une librairie suisse, à Genève, où elle vivait. Elle n’avait pas encore découvert le développement personnel, vivait une période difficile et a expliqué la détresse dans laquelle elle se trouvait à la libraire, exprimant le besoin qu’elle avait de lire des livres « qui font du bien ».

La libraire lui a chaudement recommandé le « Petit cahier d’exercices pour découvrir ses talents cachés », qui a été l’un de ses premiers livres de développement personnel. Lors de l’interview, Xavier Cornette de Saint Cyr exprime son étonnement face au succès phénoménal de ce petit cahier qui est même utilisé par des enseignants avec leurs élèves.

 

Le « Petit cahier d’exercices pour découvrir ses talents cachés », est-il pour vous ?

Ce petit cahier très bien conçu va vous guider dans la recherche de vos talents, des caractéristiques du fonctionnement qui vous est propre et vous révéler les secrets d’une vie à la hauteur de vos attentes !

Vous pensez que vous n’avez aucun talent particulier ? Ce cahier est fait pour vous !

Vous pensez avoir un talent mais vous ne l’identifiez pas précisément et ne parvenez pas à le développer et à vous réaliser ? Ce cahier est également fait pour vous !

 

 

Le choix de la rédaction : « Vivre la sagesse toltèque »

 

Les quatre accords toltèques, vous connaissez ? Si ce n’est pas le cas, il est temps de vous pencher sur ces grands principes hérités des Toltèques, transmis par les Aztèques et popularisés par Don Miguel Ruiz, neurochirurgien et auteur du livre « Les Quatre Accords toltèques », paru en 1997.

Xavier Cornette de Saint Cyr propose à ses lecteurs un livre enrichi de tests, de conseils et d’exercices pour intégrer facilement la sagesse toltèque dans son quotidien. Les exemples de situations de la vie courante sont nombreux et les solutions proposées facilement applicables pour déjouer nos automatismes et habitudes néfastes. Le but ? Vivre mieux, plus heureux, en lâchant prise et en retrouvant du pouvoir sur nos vies.

 

« Vivre la sagesse toltèque » est-il pour vous ?

Votre mental et vos émotions ont tendance à s’emballer régulièrement ?  Vous souhaitez développer votre richesse intérieure ? Vous souhaitez mieux contrôler votre existence pour la vivre plus intensément et plus harmonieusement ? Vous souhaitez ne plus vous laisser atteindre par les personnes qui sont toxiques pour vous et vivre en harmonie avec les autres ? Alors ce livre est fait pour vous !

 

 

Le choix de Xavier Cornette de Saint Cyr : « La joie de vivre selon Épicure »

 

Ce livre est l’un des préférés de Xavier Cornette de Saint Cyr parmi les ouvrages qu’il a écrit, parce qu’il s’en sert beaucoup en coaching et en formation. Il vous permettra de clarifier les notions de besoins, de sens, de valeurs. L’éclairage d’Epicure est très intéressant : « Quelles sont les choses dont je n’ai pas besoin, qui me sont toxiques et quelles sont celles qui me sont essentielles ? »

Obtenir les choses qui nous sont essentielles et nous en satisfaire sans nous encombrer du superflu, dans les relations, les possessions matérielles, etc, une des clés de l’équilibre et du bonheur…

 

« La joie de vivre selon Épicure » est-il un livre pour vous ?

Voici ce qu’en dit Xavier Cornette de Saint Cyr dans l’introduction :

« Épicure nous convie à supprimer la négativité et à quitter nos craintes pour redessiner un éclat de rire et (re)devenir vivant, pleinement vivant. »

Des principes qui parlent à chacun d’entre nous.

 

 

Cliquez sur les couvertures pour vous procurer les livres… Bonne lecture !!!

 

 

Entretien avec Xavier Cornette de Saint Cyr

Dépasser ses peurs, avoir confiance en soi, découvrir son talent, poser ses limites… sont des sujets qui vous parlent ? Pour voir la totalité de l’interview, cliquez sur la bannière.

 

Changer de vie…

 

Xavier Cornette de Saint Cyr est coach, formateur et auteur. D’abord avocat d’affaires puis responsable juridique dans une multinationale, Xavier Cornette de Saint Cyr vit, à la quarantaine, une remise en question de son parcours : la réponse est claire, il ne se reconnait plus dans ce qu’il fait. Il consulte alors une coach et se rend compte rapidement que ce domaine l’intéresse. Il a, depuis, coaché de nombreuses personnes et a écrit près d’une trentaine de livres en rapport avec le développement personnel, revenant ainsi à sa vocation première : la psychologie, la philosophie et la littérature.

En coaching, il a reçu de nombreux cinquantenaires qui, comme lui, semblent avoir brillamment réussi leur vie mais qui s’ennuient : ils ont obéi à des injonctions extérieures (« Fais ton droit d’abord », « Marie-toi », etc) mais ont l’impression, après quelques années, de ne plus être à leur place.

Si changer de vie peut sembler demander beaucoup de courage, Xavier Cornette de Saint Cyr insiste sur le plaisir de faire ce qui nous rend heureux : les avantages financiers d’un travail qui ne nous convient plus ne font pas le poids si les avantages éthiques et spirituels en sont absents.

Chacun a son mode de fonctionnement : pour changer de vie, d’aucuns auront besoin de structure et d’un objectif clair, d’autres se lanceront sans filet en faisant confiance à leur bonne étoile.

 

Nous avons tous un talent…

 

Xavier Cornette de Saint Cyr a également accompagné des personnes persuadées qu’elles « ne savaient rien faire ». En creusant un peu, on se rend compte que ces personnes persuadées qu’elles n’ont pas de talent parviennent à faire certaines choses très facilement. Cette facilité apparente les laisse penser que « ce n’est rien » puisque c’était facile pour elles. Or, d’autres passeraient beaucoup plus de temps sur cette tâche pour obtenir finalement un résultat moins bon.

C’est la confiance en soi qui fait la différence : elle permet de s’autoriser à tenter de nombreuses choses donc d’obtenir plus de réussites, ce qui renforce la confiance en soi… Une boucle vertueuse est en place.

À l’heure actuelle, deux discours contradictoires sont courants : d’un côté, nous entendons que nous sommes formidables, que nous avons une part de divin en nous, de l’autre, la société pointe nos insuffisances, notamment lorsque l’on entame une recherche d’emploi.

Plutôt que de s’attarder sur ce que nous ne savons pas faire, il est essentiel de prendre conscience de ce que nous savons faire. Xavier Cornette de Saint Cyr conseille à ce sujet de ne pas faire appel à des consultants qui s’improviseraient coachs mais auxquels il manque des notions de psychologie essentielles : le coach ne doit pas être prescripteur, il doit vous aider à répondre à vos propres besoins.

 

L’ombre et la lumière…

 

L’idéal grec (être bien avec soi-même, pour être bien avec les autres, pour être bien avec les dieux) est toujours d’actualité. Le développement personnel n’a de sens que si l’amour de soi, qu’il permet de retrouver, conduit à de meilleures relations avec les autres. Sortir de la pensée binaire impliquant que, si l’un a raison, l’autre a forcément tort, permet de s’ouvrir, d’accepter que l’ombre et la lumière cohabitent toujours, pour trouver des points communs dans les idées de son interlocuteur et les siennes, même si elles semblent divergentes, et pour faire preuve d’empathie.

Or, on réclame le plus souvent l’adhésion des autres à nos propres idées, parce que cette adhésion nous sécurise. L’émotion associée aux divergences d’opinion est la peur, suivie de la colère dès que l’insécurité est présente. Pour sortir de ce fonctionnement, chercher à comprendre l’autre en faisant preuve d’empathie est salutaire.

 

Comment communiquer quand l’autre ne gère pas ses émotions ?

 

Lorsque l’émotion est trop forte, notamment lorsqu’il s’agit de la colère, il devient impossible de faire preuve de réflexion et d’écoute. Il est donc nécessaire de laisser l’émotion s’apaiser.

Xavier Cornette de Saint Cyr conseille de mettre fin à la conversation pour la reprendre lorsque l’émotion sera moins forte et pointe du doigt une ligne rouge à ne pas dépasser : le manque de respect doit toujours mettre fin à l’échange.

La tristesse nécessite, elle, du réconfort, de la présence et la peur, d’écoute (quel est le besoin ?).

Xavier cornette de Saint Cyr rompt, ici, avec le discours établi sur l’amour inconditionnel, qui ne connaîtrait pas de limites : l’amour est, pour lui, conditionné par le respect. La maltraitance, l’absence de respect doivent donner lieu à des limites claires. Il devient difficile et très souvent, tout à fait impossible d’être empathique lorsque nos valeurs sont touchées car cela touche notre être profond. La bienveillance pour l’autre ne doit pas aboutir à de la malveillance pour soi.

 

Le sens de la vie

 

Pour s’épanouir réellement, il est nécessaire d’être en harmonie avec soi, avec ses valeurs, avec le sens de sa vie.

Ce que l’on souhaite laisser sur cette Terre, transmettre à nos enfants, sont des questions qui permettent de faire émerger nos valeurs et révèlent le sens que nous souhaitons donner à notre existence.

Lorsque nous épousons les valeurs des autres et notamment celles de nos parents, le cas le plus fréquent, on finit par ressentir un mal-être si elles ne nous correspondent pas. Il est impératif de chercher ses propres valeurs et de faire en sorte qu’elles soient satisfaites le plus souvent possible. Un facteur supplémentaire du Burn Out, par exemple, est le manque d’harmonie avec ses valeurs (le cerveau envoie alors des signaux : maux de tête, insomnies, etc). Lorsque l’on repère ces signaux, lorsque l’on ressent un malaise profond, c’est la confiance en soi qui permet d’avoir la capacité de changer les choses : toutes nos actions et décisions (quitter son conjoint ou démissionner de son travail) s’appuient sur cette base. Prendre de la distance, regarder la situation avec bienveillance, sans culpabilité, parler afin de déceler nos propres contradictions internes, dont nous nous accommodons le plus souvent, permet de changer sa vie.

 

Le mot de la fin…

 

Les belles citations, les concepts essentiels, ne servent à rien s’ils restent purement intellectuels : le développement personnel doit se confronter à la vie, être expérimenté et appliqué au quotidien.

3 exercices pour apprendre à mieux communiquer

« Entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous voulez entendre, ce que vous entendez, ce que vous croyez comprendre, ce que vous voulez comprendre et ce que vous comprenez, il y a au moins neuf possibilités de ne pas s’entendre. » François Garagnon

 

Si la communication est essentielle pour entretenir des relations harmonieuses avec notre entourage et éviter les malentendus et l’incompréhension, elle peut parfois se révéler problématique… avec les proches notamment, car nous les connaissons mieux et partons du principe que la communication est fluide et que notre compréhension est naturelle et mutuelle : nous faisons donc moins d’efforts pour tenter de les comprendre, ou de nous faire comprendre, que lorsque nous sommes en présence d’inconnus (et nous faisons parfois fausse route).

Heureusement, la communication se travaille et nous pouvons ainsi considérablement l’améliorer !

Découvrez les 5 piliers de la communication dans cette vidéo de Fanny Huleux, en cliquant ICI puis réalisez les exercices suivants avec vos proches, avec vos amis ou au travail.

 

Le parcours d’obstacles

 

En binômes composés chacun d’un coureur dont les yeux sont bandés et d’un guide qui donnera les instructions de déplacement et indiquera les obstacles, faites une course sur un parcours en forêt ou tout autre lieu comportant des obstacles.

La communication devra être très claire, l’écoute attentive, pour remporter la course et éviter au coureur de se buter dans les différents obstacles du parcours.

Ce jeu permet de plus d’instaurer une confiance entre les partenaires et viendra probablement illustrer un grand principe : lors d’une situation où les messages doivent être compris rapidement, moins le nombre de mots et d’informations est élevé et plus la communication est efficace.

 

Le jeu de cartes

 

Ce jeu de communication non verbale se joue en groupe. Triez un jeu de cartes pour ne laisser que les figures dans l’ordre de deux, trois ou quatre couleurs : par exemple, pour un groupe de douze joueurs, on pourra laisser l’as, le roi et la dame dans chaque couleur (trèfle, carreau, cœur, pique), ce qui fera un total de douze cartes, que l’on mélange. Chaque joueur consulte sa carte sans la montrer aux autres.

Sans parler, les joueurs doivent réussir à se réunir par couleurs et dans l’ordre décroissant des cartes.

Plus le groupe sera grand et plus il nécessitera une bonne communication non verbale.

 

 

Les artistes

 

Les joueurs se tournent le dos par binômes, l’un des joueurs de chaque binôme reçoit une illustration qu’il devra décrire à son partenaire, qui aura la charge de la reproduire en la dessinant. Plus le dessin sera précis (les compétences artistiques ne sont pas prises en compte) et plus la communication aura été efficiente.

 

Ces exercices permettent de s’entraîner et de réaliser que, même si l’on pense être un très bon communiquant, la communication ne va pas toujours de soi et qu’il est essentiel de chercher à mieux exprimer nos messages mais aussi à être plus attentifs aux messages des autres.

Si vous avez de réels problèmes de communication, un accompagnement vous aidera à travailler les points dont vous avez spécifiquement besoin et de vous initier à la Communication Non Violente. Nous vous conseillons de réaliser un travail sur vous avec Fanny Huleux en commençant par un bilan offert avec elle.